L’école José Urbina López de Matamoros, ville frontalière du Texas, a la réputation d’être l’une des plus misérables du Mexique. En cette rentrée, Sergio, remplaçant atypique, embarque avec ses méthodes non académiques.
Ils vivent à côté d’une décharge, sur une plage aux mains des cartels, ou sont déjà responsables de leurs parents, petits frères et sœurettes. Sur leur chemin, malgré les contrôles de police réguliers, il faut parfois enjamber les corps dissimulés sous un drap blanc. Dans l’établissement, une salle informatique sans ordinateurs et une bibliothèque aux rayons vides. Quelle surprise de trouver en classe, un capitaine, oh capitaine, capable de faire flotter ce navire naufragé et de redonner confiance à ce cercle des enfants perdus.
La tendance cinématographique de ces derniers temps était de noircir le tableau de l’enseignement. Un métier sérieux, La salle des profs ou Pas de vagues n’encourageaient guère les vocations. Radical rappelle qu’avec un peu de volonté entre ces murs et quelques idées innovantes, le meilleur reste toujours possible. Basé sur une histoire vraie, le récit ne parvient pas à éviter le polissage ambiant, quitte à perdre en crédibilité. Les élèves semblent trop obéissants, quant au directeur, aimable bibendum, c’est un clown qui s’ignore à peine. Aussi naïf qu’il puisse paraître, le message porté n’en est pas moins rassurant et laisse quelque espoir à tout un pan de l’Éducation nationale.
(6.5/10)
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