Grosse déception avec ce Rango qui ne casse pas trois pattes à un lézard : en effet, Rango est un ringard poético-intello, un pseudo-artiste très agité du ciboulot qui rit de ses propres inventions et se retrouve à son insu dans un petit village de la faune locale…
L’humour prout-prout tente de faire rire le jeune public et quelques allusions se risquent à quelques clins d’oeil vers les adultes mais tout cela n’aboutit qu’à un pétard mouillé permanent.
Ce western bêbête anthropomorphisé à outrance nous fait bien trop souvent lever les yeux au plafond, la paume en éventail au dessus du front, non pas pour se protéger du soleil mais de l’atterrante stupidité de tous les instants, mêlée ici à de la prétention goguenarde même pas dissimulée (ce qui est encore pire…).
Les gosses pour leur part s’endormiront bien vite, passé le premier petit quart d’heure, tant le film avance à une allure de tortue asthmatique… on n’en voit pas le bout du début de la fin…
Si l’image de synthèse est belle (techniquement s’entend), elle se révèle de fort mauvais goût avec toutes ces tronches de rats du désert, décidément peu ragoûtantes, pour ne pas dire dégoûtantes. Ni fait, ni à faire, Rango est bon pour un aller simple vers le vide-ordures.