Passionnée par la vitesse depuis son enfance, une jeune femme se met en tête de devenir une pilote de Formule 1. Problème, elle va entrer dans un monde machiste, fait de préjugés car aucune femme n'a jamais fini une saison de F1. Mais elle en veut, et son talent va se révéler aux yeux de tous.
D'une certaine façon, je suis étonné que Rapide soit sorti en salles, car ça ressemble clairement à une production Netflix, qui par ailleurs participe au financement du film. On y retrouve le réalisateur Morgan S.Dalibert, ainsi que Alban Lenoir dans un rôle secondaire, celui d'un ancien pilote de F1 un peu barge mais qui va être un mentor pour la jeune pilote jouée par Paola Locatelli, que j'avais déjà croisée dans LOL 2.0, et dont j'ai appris qu'il s'agit d'une influenceuse ! Outre Anne Marivin jouant cette dernière, le véritable intérêt est dans la (courte) présence de Tchéky Karyo dans son dernier rôle, déjà marqué par la maladie, mais qui impose sa présence en patron d'écurie macho qui ne veut pas d'une fille piloter une de ses voitures.
C'est clairement sympa à voir, assumant sans mal ses homologues américains (jusqu'à reprendre une séquence d'entrainement à la Rocky), mais là où le bât blesse, c'est dans la représentation de la vitesse sur l'écran. Quand on sait que Rapide est sorti à la même période que F1 (au budget certes 10 fois supérieur), on sent la différence dans le ressenti, la peur. Le scénario est quant à lui cliché au possible avec un rival qui pourrait être plus ça, le mentor un peu fou mais au grand coeur, la mère qui sacrifie tout (y compris sa santé) pour sa fille, mais il y a un capital sympathie qui s'en dégage.