Quand j’ai lancé The Re/ last night, j’ignorais totalement qu’il s’agissait d’une suite. Étrangement, j’avais pourtant vu le premier volet : la preuve, un pouce levé laissé sur la célèbre plateforme de streaming. Preuve aussi que ce souvenir s’était complètement évaporé, car je n’en gardais strictement aucune trace.
J’ai tout de même lancé ce second opus. Le film s’ouvre sur un résumé illustré d’images du précédent épisode, rappelant au passage son principe : un film d’horreur construit autour d’une faille temporelle. L’intrigue déplace cette fois l’action dans un parc d’attractions, décor propice aux poursuites et aux meurtres sanglants. Le rythme est soutenu, les séquences s’enchaînent efficacement, et l’ensemble se regarde sans ennui.
Pourtant, quelque chose manque. Malgré l’efficacité mécanique du récit et la générosité de l’hémoglobine, le film ne provoque jamais la moindre véritable tension. Ni frisson, ni angoisse : seulement un divertissement qui déroule son programme sans réellement impliquer le spectateur.
Au final, j’ai passé un moment correct, mais aussi étrangement creux. Une expérience suffisamment agréable sur l’instant, mais trop dépourvue d’émotion pour laisser une empreinte durable. Si j’en juge par mon amnésie face au premier film, il y a fort à parier que celui-ci suivra exactement le même chemin : celui d’un souvenir aussitôt consommé, aussitôt oublié.