Donc l'idée, c'est que le créateur fou original lègue son empire virtuel qui gère le monde à la troupe de gamers la plus calée en geekerie. S'y oppose une méchante multinationale IOI qui fait tout pour contrôler l'Oasis, terrorisme inclus. Mais le grand méchant a une oreillette, il n'est pas un vrai geek et n'a évidemment aucune chance malgré sa méchanceté terrorisante. Comment ?


Après une première partie étonnamment presque supportable si Spielby ne choisissait pas la voix-off pour commencer par pure facilité, RPO vire plus ou moins rapidement selon l'humeur vers un exténuant rythme acharné d'action et de références et c'est un gros geek fan d'action qui vous le dit. Ce serait presque le problème à vrai dire. À partir d'un moment, j'ai eu l'impression de me faire gentiment pénétrer le fondement à chaque référence empilée de plus, à l'image de ce chestbuster qui perfore la cage thoracique de Goro de Mortal Kombat. C'est bien marrant mais il y a forcément comme un goût de moisi derrière tout ça. Ce sont à peine des références le plus souvent d'ailleurs, juste des images furtives de héros hétéroclites, ce qui ne vexera personne puisque chacun reconnaîtra ce qu'il y voudra ignorant les autres. L'ultime fétichisme du flattage d'intelligence qui parvient grâce au talent d'entertainer de Papa Spielberg à faire oublier l'inexistence de son histoire réelle par le seul aura de la culture geek au service de sa mise en scène et inversement. Comique.


Schéma désormais classique du film casse-gueule de réalité virtuelle, Spielby a tout de même du mérite à pondre un oeuf presque cohérent avec un univers aussi bordélique. Dans la longue lignée des films pourris sur la réalité virtuelle, il s'offre même une place confortable au dessus de bouses des plus purulentes. Le premier oeuf et la course se tiennent. La Doloréane de rigueur ainsi que la moto d'Akira parviennent à faire le show et à presque prouver leur utilité. D'autres passages plus spécifiques dont les films de John Hugues, le costume de Buckaroo Banzaï ou Adventure sur Atari 2600, sont eux inutiles au possible. Et finalement ce passage hommage ultra appuyée à Shining, somme du film, parvient à faire je ne sais pas quoi par je ne sais quelle maîtrise. C'est assez déroutant de sentir son voisin conquis kiffer sa race alors qu'il n'a pas vu le quart des références filmiques citées en tout cas... ^^ Confondant.
C'est pas forcément que j'ai passé un mauvais moment mais ça a fini par me gonfler cette quête sur Babageek où l'on cherche dans des conversations random.


C'est donc l'histoire d'un monde où la culture geek est devenue la plus importante et où le gaming en VR est la seule clé qui permette la survie. C'est Ultimate Game ou Gamer en gros, sauf qu'ici, plus le geek a potassé sa culture geek, plus il a de chance de gagner des DLC gratuits pour s'upgrader en full option attack. Ce qui est assez drôle puisque notre équipe de héros est sensé représenter le groupe de rebelles anti-clan le plus anti-corpo de tous les geeks unis ce qui nous mène à une scène finale de signature de contrat des plus... Cocasse.


Simon Pegg est l'unique caution faciale, balancée quelques secondes qui explique qui gère l'Oasis, vu que le geek ultime est décédé depuis le début et n'a du reste aucune aptitude à gérer quoi que ce soit.


Gros niveau de scénario comme prévu... Je sais pas pourquoi je suis gentil... Surement parce que c'est bien fait et ça promettait d'être pire. Inutile d'insister là dessus, avec Spielby forcément, il y a toujours un minimum de plaisir.


ça fait aussi un peu penser à Lego Movie

drélium
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le 1 avr. 2018

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drélium

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