Dans un futur délabré, tout le monde fuit dans les jeux vidéo. L’Oasis est une plateforme planétaire de jeux vidéo où chacun peut vivre en réalité virtuelle. À la mort de son créateur, celui-ci a promis qu’il léguerait son immense fortune à celui qui ramènera un trésor caché dans les jeux, mais personne n’y est parvenu jusque là. Wade, ado accro à ce monde comme beaucoup de gens, mène son enquête avec ses amis virtuels. Mais une société cherche également à gagner le prix en utilisant des moyens déloyaux. Pendant ses parties, Wade rencontre Artémis, une mystérieuse amie.
Steven Spielberg n’est plus à présenter. Lorsqu’il réalise un film, c’est comme une délicieuse pâtisserie. Beaucoup de crème, des couleurs pastel, c’est très sucré et on en veut encore. Ready player one joue la partition archiconnue du héros qui se lève contre une armée maléfique, avec ses amis pour seule aide. Solidarité, amour, bons sentiments et happy end, tout est ultra-prévisible. Les personnages sont des archétypes, les motivations des héros sont d’une banalité criminelle, l’histoire a déjà été racontée 100 fois... Mais ça marche. Les acteurs sont corrects sans plus, mais noyés dans des images hallucinantes de beauté. Du coup, on remarque à peine leur jeu tellement on est émerveillé. Ce film est réellement un délicieux gâteau. Le goût et les ingrédients ne sont pas nouveaux, pas forcément bons pour la santé, et pourtant on l’engloutit jusqu’à la dernière miette.
Merci donc, Steven, de nous régaler encore une fois. Réalisateur hétéroclite qui parcourt tous les registres, tes films sont en général très agréables à regarder. Surtout, ne change rien.