Personnage réservé et aigri, le cinéaste est un véritable calvaire pour les journalistes ! Ce sont surtout les témoignages de ses collaborateurs qui permettent d’en apprendre davantage sur ses méthodes de travail et sa manière d’aborder le septième art.
Sur les tournages, on découvre un homme autoritaire et intimidant, parfois même sournois. Il avait pourtant une grande capacité à mettre ses acteurs dans les meilleures conditions pour obtenir le meilleur d’eux-mêmes (même si cela passait parfois par la pression ou le chantage émotionnel, lol).
Selon ses collaborateurs, Ford était également un artiste doté d’un sens exceptionnel de la photographie. Très connu pour sa mise en scène épurée, le documentaire nous apprend qu’elle était notamment inspirée par la peinture paysagiste américaine du XIXᵉ siècle (compositions simples en plans larges / idées de paysages vastes et grandioses). Sa précision dans la mise en scène impressionnait aussi : il pouvait parfois réaliser des plans en une seule prise, avec une maîtrise remarquable du cadre, du mouvement, de l'improvisation.
Au-delà du réalisateur, on découvre un homme spirituel et sensible, profondément attaché aux légendes et aux récits fondateurs. Même si son image peut parfois donner l’impression d’un conservateur américain beauf, sa filmographie et les témoignages de ses collaborateurs révèlent au contraire un homme et un univers incroyablement riches, complexes et nuancés.
Et puis surtout, John Ford c'est un peu le Booba du rap Fr, c'est le réal' préféré de tes réalisateurs préférés. Comme disait Orson Welles : « I prefer the old masters, that is, John Ford, John Ford and John Ford. » b