Il y a quelque chose que j’aime beaucoup dans ce film. Comme un concept qui semble classique (avec des refs évidentes comme la scène du pipi), mais qui pourtant respire le “neuf”. J’ai trouvé que ce mélange d’humour noir (peut-être parfois non volontaire) et d’horreur psychologique était très bien rythmé.
De plus, les dérives affectives du couple sont exploitées de manière brillante, construisant une véritable descente aux enfers où l’on anticipe sans cesse le pire, où le simple retour à la maison devient une source d’angoisse. C'est vraiment bien foutu. L’idée d’une prison qui se referme peu à peu sur un homme persuadé d’être le seul capable de résoudre ce “problème conjugal” fonctionne parfaitement, tout en invitant à réfléchir à la manière dont le pire s’auto-alimente lorsqu’un des deux partenaires s’enfonce dans une dépendance affective psycho-obsessionnelle-démoniaque (un mélange des 3, après j'suis pas psychiatre ni exorciste, mais c’est l’effet que ça donne).
Le petit budget du film est vite oublié grâce aux performances de l’actrice principale et à l’imagination débordante du réalisateur. Quelques jump scares au timing maîtrisé, ainsi qu’une chouette BO qui nous permet de basculer entre la romance et le frisson.
C’est un très bon film d’horreur. Et c'est ce genre de projets qui m'ont fait aimer le cinéma dans ma jeunesse. J’irai le revoir.