Il y a quelque chose de très reconnaissable dans Rédemption : le croisement entre le sport, les centres de redressement et les secondes chances. Ce n’est pas une histoire nouvelle et le film ne cherche pas à réinventer le genre, mais il sait s’y inscrire avec une certaine dignité. Il se regarde facilement et, surtout, il touche si l’on aime ce type de récits où le sport agit comme une planche de salut.
Le film alterne entre des moments durs et d’autres clairement conçus pour émouvoir, parfois de manière un peu trop directe, voire simpliste. Il est vrai que sa vision de la rédemption peut sembler trop rapide ou trop confortable, comme si tout se résolvait grâce à la figure de l’entraîneur. Malgré cela, il y a quelque chose de sincère dans l’intention et dans le regard porté sur ces jeunes coincés dans un système qui joue presque toujours contre eux.
Dwayne Johnson est meilleur que ce que beaucoup pourraient attendre. Sobre, crédible et loin de la caricature, il porte une grande partie du poids émotionnel du récit. Il ne fait pas de miracles d’interprétation, mais il transmet proximité et conviction, ce qui permet au film de tenir lorsqu’il retombe dans les clichés habituels du cinéma sportif.
Toutes les histoires qu’il propose ne trouvent pas pleinement leur place, et certaines situations paraissent trop schématiques. Pourtant, le film laisse une trace. Il fait réfléchir, même de manière simple, et c’est déjà plus que ce que proposent beaucoup de films similaires.
Rédemption n’est pas un grand film, mais c’est une expérience correcte, au rythme efficace et au message clair. Idéal pour ceux qui apprécient les histoires de dépassement de soi avec une dimension sociale, même s’ils savent plus ou moins comment tout va se terminer.