Une série B de genre avec un certain savoir-faire qui mérite d’être souligné, la production est solide et les scènes d’action efficaces et bien rythmées. On sent un vrai souci de lisibilité et de tension, ce qui rend l’ensemble agréable à suivre.
Les acteurs livrent des performances suffisamment crédibles, malgré des rôles assez stéréotypés. L’ado rebelle et la baroudeuse aux airs de Sarah Connor, forment un duo explosif. Cette relation singulière « mère/fille », qui constitue le cœur émotionnel du récit, fonctionne bien et donne de l’épaisseur au récit.
La narration reste classique et elle souffre parfois d’un petit excès d’explications, mais le montage « dimensionnel » permet de donner un peu plus de relief à l’ensemble. Le concept du multivers est abordé de manière digeste, le scénario évite l’écueil de l’usine à gaz incompréhensible.
Le traitement du féminisme apparaît assez appuyé, voire simpliste : les figures masculines sont majoritairement dépeintes comme des antagonistes pervers, tandis que les femmes incarnent des figures de résistance et de courage. Ce parti pris, bien que cohérent avec l’intention du film, manque de nuance et engendre une impression de manichéisme.
En somme, une série B honnête et efficace, bien incarnée, mais qui aurait gagné à plus de subtilité dans son écriture.