Le truand Bryant, tout juste libéré de prison, est pris en filature par divers types. On apprend vite que le malfrat compte récupérer un butin volé et caché jadis (et d'ailleurs, la cachette m'a bien fait rire, d'autant que ce n'est certainement pas l'intention de l'auteur).
Spécialisé dans la réalisation des comédies de Fernand Raynaud, le cinéaste Pierre Chevalier peine à mettre en scène ce banal polar, cette intrigue commune à laquelle il ne parvient pas à donner du style et un rythme haletant. Filmant longtemps dans la rue et dans la foule -la Nouvelle Vague fait des émules?- Chevalier (et le scénario) facilite la filature des uns et des autres grâce à de complaisants hasards et à la sagacité des personnages. Ceux-ci n'ont par ailleurs aucune épaisseur dramatique et le mystère qui plane sur chacun d'eux et sur leur rôle dans l'affaire est assez indifférent.
Daniel Gélin et Dany Carrel, toujours aussi belle, tiennent la vedette; Noël Roquevert a un rôle relativement conséquent tandis qu'on fait au pauvre Jean Tissier l'aumône d'un caméo.
On voit bien que Chevalier a voulu s'essayer à la série noire mais, dans cet esprit, sa réalisation n'est ni inspirée ni aboutie.