Cette critique qui n'a pas la prétention d'en etre une se focalisera dans un premier temps sur un cas de principe (parti I) pour ensuite basculer dans le cas d'espèce du film « remember Me »( partie II).
J’ai vu le film "Remember me », et ce fut le film de trop, qui m’a évoqué un dégoût profond et fait tant réfléchir que je me trouve a écrire pour la premiere fois un pseudo micro traité sur l’art et la culture, ce que je n’aurais jamais pensé avant de commencer un film dont je savait expressément qu’il allait etre question de ce que l’on appelle communément « une bouse ».
I. Considération générales sur l'extinction de l'art programmé
Dans ce film nous asssistons à une dénaturalisation du 7ème art une nouvelle fois, la consommation est devenu un parti pris dans l'oeuvre une nouvelle fois. Ce que que Godard disait dans "Je vous salue Sarajevo" la culture qui est de la règle veut la mort de l'art qui est l'exception.
Pour en rendre compte, les œuvres issues de la Nouvelle Vague des années 1960 seront prises comme référence, mouvement cinématographique aussi novateur que haut en couleur. Ce mouvement s'arguait faire dans le fond et dans la forme autre chose que n'importe quel autre film pouvait faire, avec une insolence certaine et assumée cassant avec les codes de référence de l'époque. C'est ce que Godard, Chabrol ou Varda mirent en place et certains films de Truffaut et Hitchcock, réalisateurs possédant un génie filmique réalisant des films dépassant le contenu banal et conventionnel de cette époque. Il peut être vrai que de nos jours cette révolution filmique puisse paraître ridicule, tant nous avons pris pour acquis ses inspirations. De nombreux réalisateurs se sont donc inspirés et ont dénaturés les principes des précurseurs, ce qui vaudra une détestation de ceux encore en vies pouvant juger ces nouveaux films. On le voit avec l'admiration que pouvait porter de nombreux médiocres réalisateurs ,n'étant plus en activité depuis peu, dont Tarantino et Dolan furent les figures de proue séparément se considérant comme les successeurs de ce courant. Ces derniers vont tout de suite revoir leur position après les révélations d'un dégoût exacerbé de Godard sur leur film et les traitera de ce qu'au 18eme siècle on appelait faquin. Transposé à l’époque moderne, ce mouvement n’a pas perduré, tant les conditions économiques de production du cinéma ont changé, faisant disparaître les critères et les moyens qui constituaient précisément l’exception de leurs films. Si il faut le transposer au film Remember be, qui n'est qu'un exemple parmi les milliers de films sorti d'Hollywood chaque année, il est trop difficile de voir autre autre chose qu'un produit de consommation ( nécessaire abrutissant). Ce film perd son intérêt total dans la mesure ou il n'a aucune identité propre. C'est une chose assez difficile pour un film de manquer de cette identité, car par le processus de conception il est deja imaginé par plusieurs humains, joué par des humains, centré autour d'humains mais qui fini par être le même refrain que des millions d'autres films.Or, cela se comprend aisément dès lors que l’on considère la dimension financière du projet filmique, où les producteurs interviennent de la première l’idée jusqu’à l’aboutissement de l’œuvre, afin de la rendre accessible au plus grand nombre de consommateurs. Le film "remember me" déroge aux grandes règles laissé par des oeuvres se trouvant dans la marginalité à sa sortie très souvent et proclamé comme un classique par la suite (dont la Nouvelle Vague). Mais ce problème n'est pas inhérents qu'aux nouveaux films puisque meme Godard dès son premier film " A bout de souffle" connait ces problemes. Godard est un vrai calvaire pour les producteurs n’écrivant pas de script, n’ayant aucune idée définie de son projet du début jusqu’a la fin du tournage de son film. Comme le montre étonnement bien le film atrocement nul « Nouvelle Vague » de Linklater porté sur la conception du premier film de Godard, film qui sous ses aspects globaux permet de souligner l’atroce blague de l’avis du public dessus et ses nominations à Cannes qui félicitent un réalisateur chevronné sortant un film fade, inintéressant, sans fond et détaillé, tout ce que n’était et ne fut pas Godard. Et on comprend bien avec la date de ce film de 2025, soit 3 ans après le suicide de Jean Luc Godard, le tout petit Richard Linklater a bien patiemment attendu la mort du grand génie pour publier une daube pareille. Daube qui par chance n’aura pas d’avis contraire par le principal intéressé étant mort qui aurait eu une seconde raison de recourir au suicide assisté en Suisse. Dans une perspective pascalienne, Hollywood apparaît comme un immense divertissement où le spectacle et les effets spéciaux détournent l’homme, avec une machine culturelle qui nous occupe l’esprit pour nous empêcher de penser à la fragilité de notre condition humaine.
Il y a aucun questionnement de la société, aucune forme d’expérimentation et le le spectateur n’est pas poussé du tout à réfléchir plutôt qu’à consommer passivement.
Les discours complotistes décrivant les médias, le cinema et toutes les entreprises de divertissement comme abrutissant la masse, qui l’éduque à penser, agir et voter comme les grands le veulent est assez proche de la réalité, si même la fiction ne serait pas devenue une réalité.
En appliquant ces problèmes au film en question après ces divagations on retrouve le fait que:
-Le film n’a aucun message politique ( pas besoin de s’appeler Pontecorvo et faire un film sur la guerre d’Algérie pour en avoir un mais tout de même)
-aucun message philosophique ( je met au défi de trouver ce que l’on apprend avec ce film sans sortir une généralité niaise sur la conception de la famille qu’un enfant de 8 ans pourrait aisément trouver, et la mention du nihilisme dans le film n’a aucun apport du tout)
-aucun apport historique ( au demeurant le film nous apprend que le 11 septembre a existé, c’est a féliciter puisque personne ne connaissait cet événement avant bien évidemment :/).
-aucun esthétisme ( images saccadés et trop lisse, il aura été eminnement plus agréable de regarder Blue de Derek Jarman mettant en scène un plan bleu avec de la narration pendant plus d’une heure que cette mise en scène ressemblant davantage à un épisode de série dramatique qu’à un film de cinéma., présence d’aucun plan fixe ou dialogue de plus de 10 minutes tant les situations s’enchainent sans se poser à un seul moment dans un évènement réellement).
A la fin du film je ne saurais toujours pas, si je suis le plus stupide, d’avoir regardé cette médiocrité pendant 2 heures, ou alors les réalisateurs et les acteurs, sont ils plus stupides, d’avoir conçu le film le plus oubliable possible en s’en mettant pleins les poches ? De ce point de vu la, j’apparais évidemment comme étant le plus stupide. Et à ce sujet on peut penser naturellement si l’ exercice de la critique ne serrait pas probablement pour se rassurer, plus qu’autre chose d’avoir utilisé son temps pour quelque chose dont on a pas de bon estime à la fin, ce qui ne donnerait pas l’impression directe de perdre son temps. A l’image d’un critique culinaire, qui noterait très sévèrement un repas qu’il aurait jugé mauvais, symbolisant pour lui un affront qu’il doit réparer, en établissement une critique. L’exercice de la critique négative de films jugés médiocres doivent probablement, pouvoir affirmer la supériorité intellectuelle de l’auteur de la critique au réalisateur, tout comme le fait que pleins de critiques se sont lancés dans la réalisation pensant qu’ils allaient faire mieux que ceux auparavant qu'ils avaient critiqués ( à l’image de Godard).
Il existe cependant une troisième possibilité : celle de la personne qui refuse d’entrer dans cette logique consistant à déterminer qui, du spectateur ou des créateurs du film, serait le plus stupide. Une situation ou la personne choisit d’ignorer cette tension et de ne pas chercher à établir un jugement.C’est de la naïveté, de ne voir aucun problème dans cette situation ( situation qui est probablement futile), c’est l’ hypothèse la moins convaincante puisqu'on se doit de définir qui a la charge de la débilité d'action pour réitérer ou non. Et de la sorte ne pouvant pas contrôler la vie du réalisateur pittoresque qui a réalisé ce film c'est bien a moi d'aviser de ne plus regarder ce genre de film et d'assumer l'entière stupidité de l' action. Débilité qui a l’image d’un film qui est hautement politique qui se veut dépolitisant, ce qui le rend fade dès le début ( Le nouveau film de Paul Thomas Anderson me vient directement à l’idée en la matière), ignorer la question (ou le caractère politique) ne signifie pas nécessairement être plus lucide, je ne saurais pas du tout caractériser et ajouter des mots sur ce ressenti pour l’instant mais cela ne semble pas intuitivement la bonne chose a faire dans toutes les situations.
Pour revenir à la consommation des films ( notamment Hollywood ),c’est a dire l’utilisation de l’art réduit à un produit destiné à générer du profit, cela est très ancien, puisque la consommation dans l’art semble bien plus ancienne que l' alimentaire transformé qui semble la conception la plus répandue de consommation et de processus d'addiction . En effet, on peut reproduire le shéma de la destruction de l’art et du cinema avec n’importe quel autre chose n’étant pas de l’ordre du divertissement. Par exemple ce qui me vient le plus à l’idée pour prendre le contre pied du cinema et pour aller à l’opposer on peut prendre les besoins alimentaires. Les besoins alimentaires sont présents depuis la nuit des temps chez n’importe quel être vivant pour qu’ils puissent exister ( pas encore né les êtres vivants se nourrissent) et qu’ils subsistent.
Mais l’être humain dans sa folie des grandeurs, (dont même Don Salluste interprèté par Louis de Funès n’oserait aller, uniquement pour la blague avec le titre), a ajouté de multiples produits alimentaires destiné à rendre adicte les personnes les consommant à default de leur santé. C’est assez récent comme ajout, ce qui est d’autant plus inquiétant que cela concerne le secteur le plus primaire de notre société. La consommation de la culture est d’autant plus ancienne que celle de la consommation de l’alimentaire ( ici non pas vu comme un besoin élémentaire mais un diversement au sens pascalien precedement présenté). On peut probablement mener une vie morose et fade sans l’existence de la culture , qui a été pourtant une clé de l’évolution humaine mais on ne peut pas exister sans manger.
La consommation abusive et nausive de l’alimentaire a commencé avec la creation de macdonnald en 1955 et est arrivé en France en 1979 (alimentaires) et la création de coca cola en 1886 et arrivé en France en 1919 ( boissons).
Tandis que la consommation de l’art est vieux de siècles entiers, dès que les reproductions techniques de l’art sont arrivés, a été perdu le caractère exceptionnel de l’art qui lui est structurel : imprimerie au 15e, presse et éditions industrielles au 19eme (montré prodigieusement bien par Citizen Kane) puis le cinéma et la radio qui donnent leur avis sur tout pour arriver jusqu’à Netflix et plateformes numériques. Il n’y a plus rien d’exceptionnel de nos jours dans l’art qui est présent puisqu’on va parler d'une consommation de l’art actuel . Je pense même que ce n’est plus de l’art mais que cela lui permet de devenir de la culture puisqu’il est d’un intérêt économique de transformer l’art en culture, de transformer l’exception (l'art) en règle ( la culture).
L’extinction progressive de l’art ( la disparition n’est probablement pas possible une fois l'art développé) est nécessairement au profit de la culture. En effet la raison du fait qu’il ne pourra pas disparaitre est simple : l’art naît d’une nécessité profondément humaine puisque l'humain ne se contente pas de survivre ; il cherche à exprimer des émotions, à donner un sens au monde, à créer des formes nouvelles. C’est une capacité créatrice inhérente à l’Homme, davantage rattachée par ailleurs à sa raison qui le distingue des bêtes et permet de développer une sensibilité artistique.Si on prend Beethoven par exemple Godard dit que « la Neuvième Symphonie, c’est l’art, la même dirigé par Karajan a peut-être quelque chose à voir avec l’art, mais la Neuvième diffusé par Sony ou Philips, ça c’est de la culture ».
L’extinction progressive de l’art signifie qu’il n’est plus pratiqué comme autrefois et qu’il a perdu sa dimension sacrée : la société n’est plus pensée exclusivement à travers le prisme artistique. À l’époque classique, des figures comme Molière travaillaient à la cour des rois, où l’art n’était pas un divertissement mais un moyen pour le souverain de s’élever. Aujourd’hui, cette nécessité semble disparue : les chefs d’État modernes, sérieux et détachés de l’art, ne considèrent plus sa pratique comme essentielle et conservent un faible ministère permettant de montrer a tous les métiers artistiques un égard, qui semble forcé. La révolution industrielle a par ailleurs introduit une forme de destruction massive — alors que le Parthénon, le Colisée ou le Panthéon de Rome subsistent depuis des millénaires ( malgré toutes les destructions relatives aux civilisations latines ), des villes comme Dresde ont été anéanties en un instant. Avec la démocratisation de la culture et la baisse de l'influence de l'art , il devient impossible qu’une personne dépasse ou atteigne désormais le génie de personnes telles que Mozart, Michel-Ange, Tolstoï, Cézanne ou Antonioni. Un recul du niveau des artistes ne risque pas de s’arrêter, notre société contenant un apport quasiment total des connaissances publiques par internet, il devient de plus en plus difficile pour un individu de s'isoler, de chercher et de cultiver une forme d'exception artistique.Nous avons deja dit que « l’art naît d’une nécessité profondément humaine puisqu’il ne se contente pas de survivre ; il cherche à exprimer des émotions, à donner un sens au monde, à créer des formes nouvelles », si l’on donne plus de poids prépondérants aux humains, est ce l’IA qui va redonner une forme nouvelle et developper l’art et l’exception ?? Surement pas. Et meme si L’IA occupera une place prépondérante dans notre société, que deviendront les Hommes qui subsisteront, si tenté que des humains survivent. Cela semble un rêve à l’heure ou la consommation de L’IA empêchera la surpopulation sur terre de subsister a ses besoins :
selon le site gouvernemental (https://drane-versailles.region-academique-idf.fr/spip.php?article1167 )
C'est l’equivalent de 2 W d’électricité de consommé (ou 2 g de CO2 rejeté) , soit plus de 6 fois la consommation d’une recherche Google classique,
La création d’une image en haute définition par une IA consomme autant d’énergie que la recharge complète d’un téléphone portable.
Les centres de données (data centers) liés à l’IA et aux crypto-monnaies ont consommé près de 460 TWh (460×1012 Wh) d’électricité en 2022, soit environ 2% de la production mondiale. De nombreux experts s’accordent à dire que ce pourcentage aura vraisemblablement doublé d’ici 2026
Selon un article de « le Point »: L’IA utilise une quantité d’eau équivalente à la consommation mondiale annuelle d’eau en bouteille
Tout cela pour dire que l'art est inhérent a la condition humaine et perdurera jusqu'a la fin de l'être humain. Un arbre fait-il du bruit quand il tombe si personne n'est là pour l'entendre dit un jour Berkley ? Peut on penser la même chose que l'art, probablement oui. L'art existe car l'être humain l'imagine et le façonne et s'éteindra dès lors que sa perte sera définitif.
De plus les hommes qui résisteront et vivront avec l’IA seront dans une société ou l’assistanat est devenue une composante essentielle. 99 % des emplois, activités, taches ingrates seront remplacés par le progrès technique et de la mesure ou Elon Musk parviendrait à concevoir ses puces, alors tout passera par la stimulation du cerveau, comme des rats de laboratoires qui perçoivent des hormones en récompenses . Et les 1 % de personnes qui contrôleront tout, si ils ne sont pas tombé dans les travers de leur propre machine, auront trop de capitaux pour avoir des difficultés qui sont structurantes d’une conscience artistique.
EN critiquant un film de cette sorte, on a pu entendre très généralement que le mépris des films bons publics était un mépris de classe, ce qui peut s’entendre sur la dimension éducative, qui serait de qualité pour un enfant bourgeois et moindre pour un enfant de prolétaire dans l'absolu . Cet argument se tient, mais pas par la disponibilité à la culture qui n’est plus désormais uniquement accessible a une part infime de la population mais bien à l’ensemble. En tout cas pour la France puisqu’en 2022, à l’échelle internationale un tiers de la population mondiale n’a toujours pas accès à Internet, soit 2,7 milliards de personnes. Mais il est bien vrai que des chiffres circulent très souvent illustrant que des cadres sont 64 % à avoir fréquenté le cinéma au moins une fois en 2022, contre 30 % des ouvriers selon les chiffres de force ouvrière. S’expliquant par de multiples raisons, la raison la plus naturelle étant que les personnes avec un très bon niveau de vie ont toujours occuper essentiellement des activités formatrices intellectuellement ou requièrant une formation préalable, intellectuelle ; tandis que les paysans et ouvriers dans la majorité avec faible ou moyen niveau de vie ont toujours utilisé leur corps ayant moins la possibilité de connaitre les enjeux de la culture ( au sens large dont faire parti le cinema ) et des études supérieures. La société très marxienne divisée entre deux classes s’est radicalement transformé de nos jours entre 6 catégories professionnels et une moyennisation de la société, comme le montre la toupie d’Henri Mendras fait écho de notre société qui est bien plus propice que le shema vertical de l’ancienne organisation entre bourgeois et prolétaire. L’école et les actions d’un ministère de la culture permettent une uniformisation scolaire de l’apport culturel (notamment cinématographique), tous les élèves issus de tous les milieux ont le même enseignement , bien que l’on n’enlèvera jamais l’existence de l’écart entre les écoles très exigeantes, plus favorables a la culture et d’autres bien plus laxistes sur la question.
II) « Remember Me » symptôme d’une névrose silencieuse banalisée
Remember me » est film qui met en scène deux acteurs protagonistes dans cette histoires : Robert Pattinson et Emilie de Ravin. L’un est plus connu que l’autre, par ses rôles pour Safdie, le tres interessant film de Robbert Edgers, Bong Boon ho dans le nouveau Mickey 17 ou encore dans le film de Matt Reeves The Batman qui est le meilleur jamais fait avec ce personnage (la meilleure adaptation jamais réalisée du personnage, présentant un Batman jeune, imparfait et profondément humain, fidèle aux véritables traits du héros que certains anciens réalisateurs semblaient avoir oubliés.) dont il a le mérite de jouer le premier rôle. Puis on a Emilie de Ravin dont je ne connaissais même pas l’existence avant de voir ce film.
Mon intérêt pour Remember Me venait surtout de la curiosité de voir Pattinson dans ce rôle, dans l’attente interminable de la suite de The Batman prévue pour 2027. Bien que ce film soit également un film de super-héros, il suit globalement les mêmes codes que ses homologues : destinés à un public jeune ou à des adultes peu désireux de mûrir intellectuellement. Pourtant, j’ai toujours nourri une affection particulière pour ce héros qui rend la justice tout en restant humain, commettant des erreurs et surtout accomplissant de grandes choses dans l’anonymat. Batman est plus qu'un simple humain, puisqu'il est supérieur aux humains dans ce qu'il arrivera toujours a penser à l’intérêt général, incapable de faire le mal gratuitement et refusant de tuer son ennemi juré, pourtant le symbole de tous les vices de ce monde.
Je vais tenter de caricaturer le film pour ce qu’il est et non pas ce que je veux qu’il soit ce qui ne s’annonce pas facile :
Le film commence sur une scène assez interessante du meurtre de la mère d'Ally dans un métro new-yorkais. LA mère décide de donner l’ensemble de ses affaires, pour se protéger et protéger sa fille qui l’accompagne, ce qui ne suffira pas puisqu’ils changeront d’avis a la fin et décideront de la tuer. La fille assistant à la scène jusqu’a l’arrivée de son père, détective.
On suit en parallèle Tyller qui a perdu son frère.
Les deux protagonistes ont subi des pertes et semblent remis de leur pertes, bien que Tyler semble bien plus touché par le suicide de son frère étant celui qui l’a découvert pendu et qu' Ally était bien trop jeune pour avoir des souvenirs. La situation présente des similitudes tant sur la mort de leur membres de la famille que sur la réception de cette mort par leur deux pères. Celui de Tyler, interprété par Pierre Brosnan qui ne sait jouer que le flegme découvert dans ses 007, étant un riche businessman ayant à ses services une multitudes de personnel qui ne peut et ne veut s’occuper que très peu de sa familles, étant lourdement affecté par la mort de son fils. Tandis que le père d’Ally n’arrive pas oublier la mort de sa femme, pensant qu’il aurait dut la sauver bien qu’il sache son impuissance et fait peser son fardeau sur sa fille. La relation entre Tyler et Ally vient du fait que Tyller fut arrêté par le père d’Ally de manière prétorienne pendant qu’il clamait l’innocence de deux individus. Il est dit à Tyler qu’une personne (Ally) est la fille de la personne l’ayant arrêtée et pour se venger il va tenter de la séduire et petit a petit oublier ce gage pour finalement tomber sous le charme de l'autre protagoniste.
Au fil du film, on suit également la vie de la famille Hawkins et de la famille Craig, mettant en lumière les dynamiques familiales compliquées et les tentatives de réconciliation.
Tyler se rapproche progressivement de son père, malgré les conflits, et tente de protéger sa sœur Caroline des pressions familiales et des risques auxquels elle est exposée.
Tout se passe bien jusqu’a ce que Tyler se trouva dans le bâtiment du 11 septembre 2001 ou deux avions s'écrasèrent dans l'immeuble
Ce film laisse penser comment peut-on l'aimer et pourquoi regarde t- on des films d’amour ou des films de combats par procuration ?
Ca explique pourquoi fight club est aussi aimé par la jeune communauté bien qu’il soit un très moyen film, ses scènes de violences ne sont pas très violentes et même lors ce qu’il y a un acharnement et une violence gratuite entrainant blessures qui pourrait s’attaquer a la sensibilité de personnes cela n’est jamais montré directement ou explicité rendant le film grand public, bien que son sujet est la violence privée au sein d’un petit sous sol. C'est probablement ca qui marche tant dans les films de combats et romantiques puisque l'être devant la scène arrive à s'identifier à un au moins un personnage ou un caractère, même si il n'est pas cette personne et ne possédera probablement jamais ce caractère. C'est le seul fait de le concevoir qui nous permet de se l'accaparer et de se dire que cela est possible, puisqu'en effet tout ce qui est pensable est possible, l'esprit ne pouvant pas conceptualiser dans le fond et dans la forme l'impossible, tout qui est pensable n'est pas probable pour autant.
Pour reprendre Fight Club, il y a bien évidemment la fameuse séquence des 1 minutes finales qui fait changer toute la dimension du film qu’adorent et valorisent à outrance les personnes simples d’esprits ( ce qui en fait une insulte, donc plutôt les non cinéphiles non aguerris). C’est également ce que partage Remember Me et Fight club et tant d’autres films similaires, ce que l’on appelle « plot twist », une introduction en cours de récit changeant toute la temporalité du film.
On comprend alors que le réalisateur a vu son film comme trop niais et impossible a faire marcher si il ne rajoutait pas cet élément final, de mettre Tyller dans les tours jumelles, on voit bien que sans ca personne ne se souviendrait ce film. Mais ce qui devait arriver, arriva puisque c’est l’un des films les plus oubliables, contenant un début saccadé ou l'histoire ne se pose à aucun moment et peu interessant, un milieu de film rempli de noeud et de tension d’un cliché invraisemblable et une fin incomprehensiblement nulle.
Une fin incomprehensiblement nulle dans ce sens signifiant son caractère complètement décalé, il était complètement inutile d'ajouter cela, puisque c’est bon tout le film a été vu et depuis le début il est clair que le film est nul pas besoin de rajouter un élément final invraisemblable . L’element final exceptionnel dans Titanic, est la coulée du bateau mais on le sait tres bien dès le début du film c’est dit avec le témoignage de la vieille Rose et c’est dans le nom du bateau trop connu, d’autant plus que l’histoire se passant sur un bateau c’est pas la fin la plus anormale qui soit. Mais la une histoire d’amour comme cela ou le réalisateur souhaite que son personnage masculin meurt, c’est invraissemblable du début a la fin de mettre les deux avions du 11 septembre 2001 comme responsable de sa mort .
La narration est hautement artificielle. Le film fonctionne autour d’ accumulations de drames : suicide, meurtre, famille dysfonctionnelle, harcèlement scolaire, attentat.
Tout est tragique, mais rien n’est approfondi.
Médiocrité sans nom d’un scénario qui cherche à dicter un sentiment qui est nécessairement de l’ordre du ressenti et ne peut donc pas se commander. Et les sentiments que perçoivent les personnes adeptes aux drames sont hautement artificiels
l’émotion véritable naît d’une construction, d’une progression elle ne peut surgir d’une mécanique dramatique aussi grossier
Les personnages sont définis uniquement par des traumatismes.Ces traumatismes ne produisent jamais une véritable évolution psychologique. Autrement dit, ils ne transforment pas les personnages, ne modifient ni leur vision du monde ni leur manière d’agir.
Le traumatisme devient ici un simple élément destiné à susciter la compassion du spectateur. Les personnages restent sensiblement les mêmes du début à la fin du récit.La seule chose qui me vient de ce film après tout ca est qu’il est oubliable et sera oublié mais je suis content dans tout ce qu’il aura pu révéler et espère ne plus avoir à expérimenter d’autres expériences de la sorte.