C'est un bien beau petit film touchant à souhait avec une idée de base rondement menée qu'Hikari nous offre ici.
D'aucun trouveront sans doute que le film pêche par excès de sentimentalisme pourtant le film d'Hikari parvient toujours à rester sur le fil: à la fois tres humain sans jamais tomber dans l'excès demonstratif; en gardant une forme de distance pourtant chaleureuse.
On y aborde la difficulté de créer du lien, l'utilisation du mensonge qui peut parfois venir en soutient à ce qui est vrai, renvoyant sans doute directement au pouvoir de la fiction elle-même, et du soutient que l'art peut avoir sur la vie, et la vie sur l'art.
Tous les acteurs y jouent avec une belle conviction et font un excellent travail, mais on soulignera particulièrement la prestation d'un Brendan Fraser à fleur de peau mais dont la sobriété de jeu se met au diapason de l'envitonnement culturel dans lequel il debarque et se démarque dans un film qui mine de rien rend un sacré hommage au métier d'acteur.
Si le film n'est pas parfait, il possède tout de même beaucoup de coeur, et cette qualité essentielle dans une œuvre de fiction: celle de combler un peu nos solitudes modernes en nous prenant par la main pour une ballade faite de simplicité et de cette compréhension mutuelle qui passent par les regards, le plaisir de la rencontre, de l'implication et d'une simple présence à nos côtés qui n'est jamais factices même si elle en possède toutes les apparences. Alors pendant un peu moins de deux heures on y croit, et on aura sans doute bien raison.