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La grande Catherine
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Ca fait un temps fou que le DVD de Repulsion traîne chez moi sans que j'aie pris la peine de regarder le film en entier, initialement rebuté par son rythme assez lent et sa mise en scène très sobre. En me décidant à me relancer dans le film ce soir, j'ai été surpris de voir qu'au final ça ne passait pas si mal à première vue : le style de mise en scène aurait certes de quoi faire penser à du Bergman, dont je ne serais pas étonné que certains films aient inspiré Polanski (comme Le Silence - dont là encore le DVD traîne chez moi depuis longtemps sans que j'ai eu la foi d'aller au delà de la moitié du film, coïncidence), mais le style dépouillé de la réalisation n'empêche pas le cinéaste d'utiliser des idées intéressantes, comme dans sa façon de se servir du pouvoir de suggestion ; ou encore par des dialogues parfois bien pensés (comme la relation entre les deux sœurs). Le thème du film a de quoi être intéressant a priori, avec ce personnage de Catherine Deneuve maladivement timide, à côté de la plaque et renfermée sur elle-même, opprimée par la sexualisation de la société qui l'entoure et par la solitude.
Cela dit, il faut avouer que ce film, qui inaugure la fameuse trilogie des appartements de Polanski, n'est pas aussi abouti que les futures réussites du réalisateur. Le personnage de Deneuve, quoiqu'intéressant, a de quoi énerver avec sa voix exagérément suave et son air absent. Le film devient assez répétitif au bout d'un moment ; l'ambiance sourde et pesante est assez bien foutue, mais les mêmes artifices ont tendance à trop être réutilisés, avec ces sonneries de téléphone et tintements de cloches qui parsèment la bande-son qui deviennent assez lourds ; petit budget oblige, l'angoisse repose plus sur le pouvoir de suggestion (des fissures dans les murs, des bruits inquiétants) que sur les effets spéciaux, mais quand le réalisateur se décide à mettre en image la folie du personnage principal, il traite ça tellement vite que ça ne fait pas vraiment effet (comme le plan où des mains sortent des murs) ; et de façon générale, le film est trop long pour ce qu'il a à raconter, surtout avec une mise en scène aussi sobre qui aide à décrocher. Je suis aussi perplexe par rapport à la scène
avec le propriétaire ; le fait qu'il cherche à faire l'amour au personnage de Deneuve me paraissait aller dans l'exagération dans la vision de la sexualité que le film cherche à montrer ; et un deuxième meurtre ne me paraissait pas vraiment nécessaire.
Au final, il y a bien quelques scènes ou idées qui restent en tête après le visionnage (comme le dernier plan), mais ça reste quand même assez inabouti... Dommage.
Créée
le 29 juin 2015
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