On ne cherche plus le film qui va nous sortir de l’ornière du mainstream, du canevas à la Marvel et des comédies à la française, encore moins celui qui sera la bonne adaptation d’un jeu vidéo, même si le premier Sonic n’était pas une merde, et que le premier Silent hill n’était pas une bouse. Mais il faut reconnaître qu’on sort de six films de rang dont le rapport avec le matériau d’origine était pour le moins ténu, une étonnante série engendrée par un couple de cinéma pour un couple de cinéma avant qu’Alice Jovovich n’aille foutre en l’air Monster hunter, car il vaut mieux oublier la tentative de reboot qu’a été Welcome to Raccoon city et la série pourrie de Netflix. Et force est de constater qu’on est cette fois devant un film d’horreur avant tout, et même de body horror, sans héroïsation du personnage principal et avec ce qu’il faut de jump scares. Alors oui, la fin n’est pas formi, l’acteur principal n’aura pas l’Oscar et on aurait aimé voir quelque part Sam Raimi, mais la musique tient la route, l’ambiance est travaillée et les créatures tiennent la route aussi, sauf bien sûr la première qui se fait renverser par une voiture. Mais surtout, on retrouve le ressort du premier jeu vidéo, le fait tout simple de craindre ce qui attend derrière la porte, et ça, ce n’est pas un reboot mais une rupture.
Pour public averti (et qui aime aussi quand ça gicle) : Resident evil (2026) de Zach Cregger (qui comme Anderson fait le scénariste également, mais avec un peu plus de talent), avec surtout Austin Abrams et c’est dommage (on espère que ce n’est pas un nouveau couple qui s’est formé là, car Abrams et Cregger viennent de travailler sur Weapons)
Avis publié pour la première fois sur AstéroFulgure