7
96 critiques
Critique de Réussir ou mourir par Sebsystem
Tout comme le 8miles d'Eminem, ce film de 50cent est très bien tourné et donc pour moi une réussite.
le 25 nov. 2010
Le film de gangsta constitue un genre à part entière, genre régi par un ensemble de codes qui sont autant de passages obligés : innocence pervertie, drogue, chaînes en or et violence intestines s’imbriquent dans un tissu complexe que Jim Sheridan a l’audace de transcender pour ne pas livrer la tambouille habituelle mais, au contraire, élever le film au rang de peinture sociale d’un milieu déstructuré, perdu dans un rapport néfaste à autrui qui correspond, en réalité, à une profonde haine de soi. Ce qui impressionne dans Réussir ou mourir, c’est la justesse avec laquelle le cinéaste, sans jamais donner de leçon de morale ou prétendre délivrer un quelconque enseignement, présente la désagrégation de la famille entendue comme ensemble des personnes ayant un lien de parenté soit biologique soit symbolique. On ne distingue plus le géniteur du mentor, le fils de l’élève, tout s’embrouille dans des recompositions hiérarchisées et claniques qui s’érigent en société à l’intérieur de la société. S’il veut réussir, Marcus doit accepter les règles non pas de l’Amérique dans laquelle il vit mais des différentes familles auxquelles il s’agrégera au cours de son existence. Mais ce qu’il apprendra vite, c’est que la substitution ne vaut jamais l’original, et que tous ces clans tumultueux ne valent en rien le foyer qu’il bâtit, pierre après pierre, d’abord par le sang, puis par la musique. Le rap confronte notre héros à ses démons pour mieux les extérioriser et les affronter ; en somme, le film raccorde à merveille le rap à sa source cathartique première : mettre des mots sur ses maux. Récit d’apprentissage où les balles se changent en motifs sonores et les coups en refrains, Réussir ou mourir peint son héros comme un Christ noir en baskets et t-shirt blanc qui tour à tour chute, se blesse, meurt et ressuscite grâce à la musique. Marcus a regardé dans le rétroviseur – cf. ouverture du film – et a vu s’y projeter la médiocrité de sa vie passée. Il passe de l'ombre à la lumière, de l’illicite à la notoriété publique. La scène sera sa rédemption.
Créée
le 23 mars 2019
Critique lue 310 fois
7
96 critiques
Tout comme le 8miles d'Eminem, ce film de 50cent est très bien tourné et donc pour moi une réussite.
le 25 nov. 2010
4
2771 critiques
On ne peut être qu'étonné par le scénario tant il semble cousu de fil blanc façon Hollywood. Pourtant il est inspiré par la vie de l'acteur principal qui joue son propre rôle (quelle est la part de...
le 30 août 2022
5
4893 critiques
En regardant ce biopic sur 50 cent j ai tout le long du film pensé à celui qui a été fait sur Notorious Big. A l avantage de ce réussir ou mourir il y a aux manettes un bon metteur en scène qui...
le 4 juin 2021
2
3806 critiques
Nous ne cessons de nous demander, deux heures durant, pour quel public Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu a été réalisé. Trop woke pour les Gaulois, trop gaulois pour les wokes, leurs aventures...
le 1 févr. 2023
3
3806 critiques
Il est une scène dans le sixième épisode où Maeve retrouve le pull de son ami Otis et le respire tendrement ; nous, spectateurs, savons qu’il s’agit du pull d’Otis prêté quelques minutes plus tôt ;...
le 19 janv. 2019
5
3806 critiques
Ça : Chapitre 2 se heurte à trois écueils qui l’empêchent d’atteindre la puissance traumatique espérée. Le premier dommage réside dans le refus de voir ses protagonistes principaux grandir, au point...
le 11 sept. 2019
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème