Ça partait d'un bon sentiment et pourtant... De revanche en revanche, de violence en violence, on se lasse vite.
D'où vient justement cette violence ? Qu'est-ce qui explique le comportement de ce jeune Christian ? Sa haine, sa colère envers tout et tout le monde. D'accord, il a perdu sa mère, son père ne sait pas comment s'y prendre mais cela semble un peu faible pour expliquer tout ça. Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas Bier qui nous donnera les clés. Non, non, elle semble avoir fait ce film juste pour nous dire "Attention ! Ce n'est pas bien la violence !". Merci, c'est gentil mais on le savait.
Et que vient faire l'Afrique dans tout ça ? Elle sert visiblement juste au père d'Elias pour qu'il puisse justifier son amour pour la non-violence. Le parallèle est très faiblard.
Quant à la forme... La photographie est très, très moyenne. Ce voile permanent pour donner un petit côté arty est très agaçant. Les scènes en voiture sont catastrophiques. Sans compter que dans le monde de Susanne Bier, quand il fait nuit, les individus ont le visage éclairé comme en plein jour.
Par contre, les acteurs s'en sortent pas trop mal. Surtout les enfants, William Jøhnk Nielsen est plus que convainquant.
Sur ce, je vous laisse, je vais me venger.