Durant les Jeux Olympiques de 1964 à Tokyo, un industriel anglais arrive avec deux jours d'avance, ne pouvant donc accéder à son logement. De guerre lasse, et vu que tout est déjà pris d'assaut, il va vivre en colocation avec une jeune femme, puis un jeune homme, participant à la compétition, va également s'incruster.
Cary Grant joue ici son dernier rôle au cinéma, à 61 ans, car il se sentait trop vieux pour les comédies romantiques et aussi et surtout afin de s'occuper de sa fille Jennifer. Il faut dire que dans le film, même s'il a le rôle principal, il ne tire pas la couverture à lui et laisse de bonnes scènes à ce jeune étudiant américain joué par Jim Hutton ainsi qu'à sa jeune partenaire, Samantha Eggars, qui venait tout juste d'être reconnue dans L'obsédé. D'ailleurs, point de romance pour cet homme d'un âge mûr, pour cette comédie tout à fait charmante, et qui a la grande qualité de se tourner réellement à Tokyo, avec quelques plans saisissants sur la ville à cette époque, où les Jeux Olympiques provoquaient une effervescence et en particulier ici à cause des logements occupés. On croise aussi des athlètes jouant leurs propres rôles ainsi qu'une courte apparition de George Takei en policier, mais c'est clairement dans les codes du genre, avec son lot de quiproquos, de moments amusants (comme les douches chronométrées à la seconde près avec Eggars et Grant pour dissiper tout malentendu, les deux enfants japonais qui ne parlent pas et qui pourraient sortir d'un film d'Ozu) sans révolutionner quoique ce soit.
Ces adieux de Cary Grant se font peut-être par la petite porte, mais c'est loin d'être déshonorant, tout comme la mise en scène de Charles Walters, qui signera lui aussi son dernier film avant d'aller à la télévision.