Le résumé de l’intrigue de ce film de 2021 réalisé par Eddie Arya avait titillé ma curiosité. Le résultat final se révèle assez nul. Une météorite tombe sur une petite ville perdue du nord des États-Unis et décime immédiatement toute la population. Sur le site de la chute de la météorite, une petite pousse de plante apparaît. Enfin, bon, tout le monde n’a pas été décimé car plusieurs cadavres se « réveillent » sur la table d’autopsie mais ne semblent pas marqués le moindre signe de vie : ils ne respirent pas, restent muets…Leur ADN est par contre en train de se modifier très vite, ils ne sont donc plus totalement humains. Une scientifique de la NASA, Lauren Stone est envoyée sur place pour y enquêter mais elle a dès le départ un comportement étrange. L’idée était intéressante mais n’est pas aboutie à cause d’abord d’une réalisation d’une mollesse qui frise l’ennui au bout d’une dizaine de minutes (le film dure 1h50…). On attend un sursaut de rythme, un surcroît d’énergie qui ne viendront jamais. Alors, on parle, beaucoup, beaucoup et les dialogues sont très ampoulés sur fond de réflexion métaphysique avec un sérieux imperturbable (« Qui suis-je ? Que dois-je faire ?... »). Ensuite l’interprétation est au mieux médiocre et enfin les effets spéciaux ne volent pas bien haut. Le fait de disposer de moyens limités n’a jamais empêché de faire des bons films (pensez au « Projet Blair Witch » par exemple…) mais là, l’ensemble a l’air un peu fauché, dans les maquillages en particulier. Il y avait sans doute de quoi faire avec cette histoire où nous est révélée à la fin l’origine du mal-être de la scientifique. Mais de cette façon, c’est lourd, sacrément ennuyeux. Regardez plutôt le fantastique film de Philip Kaufman, « L’invasion des profanateurs », là, on tremble.