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le 20 mai 2018
SuivreDisney à Sherwood
J'ai dû voir ce film probablement en 1973 ou 74, j'avais donc entre 14 et 15 ans, c'est encore un âge où je m'émerveillais facilement devant un dessin animé, et je me souviens que celui-ci m'avait...
Recyclage sans complexe d'une grande partie de l'animation d'anciens films, Robin des bois puise notamment dans Blanche-Neige et Le Livre de la Jungle, pour compresser au maximum le budget après la mort de Walt Disney. C'est un choix qui se voit à l'écran par endroits, certains mouvements de danse ou certaines poses trahissent leur origine, un peu comme les segments les plus paresseux de La Boîte à Musique dans leur logique de recyclage.
Le vrai coup de génie du film, c'est de transformer tous les personnages en animaux: Robin en renard, Petit Jean en ours, le prince Jean en lion couard obsédé par le pouce qu'il suce. Ça donne au film une identité visuelle forte malgré son budget serré, et le prince Jean, justement, est une réussite comique évidente: un tyran capricieux et pathétique, plus proche de Cruella dans son ridicule que de la menace froide d'un Shere Khan, et qui fonctionne très bien précisément parce qu'il ne fait jamais vraiment peur.
Le problème, c'est que le film ne va jamais au-delà de cette bonne idée de casting animalier. L'intrigue elle-même est minimale, une succession de vols et de déguisements sans grande tension, un peu comme Merlin l'Enchanteur qui enchaînait des scènes isolées sans vraie escalade. Le shérif de Nottingham, en loup, a un potentiel de menace qui n'est jamais exploité, il reste cantonné au rôle de larbin de luxe plutôt que de vrai antagoniste.
La romance entre Robin et Marianne, censée être le cœur émotionnel du film, est expédiée en deux scènes sans la moindre construction, un problème récurrent depuis La Belle au Bois Dormant où les couples principaux servaient plus de fonction que de vrais personnages. Robin des Bois est au fond un film qui vit sur son charme de surface, la voix nasillarde du coq narrateur, quelques bonnes chansons, sans jamais chercher à construire quoi que ce soit de solide en dessous, ce qui en fait un des films les plus mineurs de toute cette période du studio.
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il y a 6 jours
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le 20 mai 2018
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