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Ce qui ressort souvent de Rocky IV, c’est qu’il est considéré comme un film reaganien anti-russe, alors qu’il semble plutôt dire le contraire.
Le film critique en réalité le néo-libéralisme reaganien : il suffit de voir la façon dont la richesse de Rocky est traitée. Il possède une énorme villa, des voitures de luxe, des robots domestiques, etc., qui ne font que le rendre plus faible et éloigné de ses racines. Pour retrouver sa force, il va devoir s’exiler au fin fond de la Sibérie pour s’entraîner au milieu de la nature, dans des conditions rudimentaires et authentiques, une critique implicite de l’Amérique consumériste qui affaiblit l’individu en le coupant de l’essentiel. Le personnage le plus attaché à la technologie dans le film est Paulie, qui devient le comic relief ridicule avec son robot domestique, soulignant l’absurdité de cette dépendance.
Mais le film déconstruit aussi la propagande reaganienne. Ivan Drago reste professionnel et stoïque tout au long du film ; ce sont uniquement les médias américains qui lui attribuent un rôle de méchant russe stéréotypé. On peut observer la façon dont réagissent les commentateurs sportifs durant les combats : pendant le match contre Creed, Drago est humilié par le public et par une cérémonie d’ouverture clinquante et provocatrice ; les journalistes américains trouvent cela drôle et patriotique. En Russie, en revanche, la cérémonie est plus sobre, le public se contente de huer, et les mêmes journalistes se scandalisent soudainement, un renversement ironique qui pointe du doigt l’hypocrisie médiatique occidentale.
Le film reste bienveillant vis-à-vis de la Russie : lorsque Rocky arrive sur place, tous les Russes, y compris les officiels et les entraîneurs, sont respectueux envers lui, contrastant fortement avec l’accueil hostile et théâtral réservé à Drago aux États-Unis. À la fin, lors du discours de Rocky, c’est un véritable appel à la paix dans un contexte de relance de la Guerre froide : « Si j’ai changé, et que vous avez changé, alors tout le monde peut arriver à changer! » Cela s’applique aussi bien aux Russes qu'à Reagan et à sa logique de confrontation ; Rocky ne blâme pas spécifiquement la Russie, mais la guerre en général, prônant une réconciliation humaine universelle.
Rocky IV, souvent réduit à un produit de propagande reaganienne, s’avère être une œuvre bien plus nuancée et pacifiste qu’il n’y paraît. Stallone, en pleine ère de Guerre froide, utilise le ring comme métaphore pour critiquer les excès du capitalisme américain, l’arrogance médiatique et la diabolisation de l’adversaire. Le film célèbre finalement l’humanité commune au-delà des blocs idéologiques : la force véritable naît de l’effort authentique et du respect mutuel. Près de quarante ans après sa sortie, dans un monde encore marqué par les tensions géopolitiques, Rocky IV reste un plaidoyer intemporel pour le dialogue et le changement, prouvant que même un blockbuster musclé peut porter un message d’espoir et de réconciliation.
Créée
le 10 oct. 2024
Modifiée
le 31 déc. 2025
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