3
le 5 déc. 2018
SuivreChiantissima!
Maintenant qu’il est devenu une sorte de super-auteur religieusement vénéré (Le prisonnier d’Azkaban, Les fils de l’homme et Gravity sont passés par là), Alfonso Cuarón s’est dit qu’il pouvait se...
Voir le film
On est face à une oeuvre très mystérieuse par bien des aspects. Premièrement son nom, qui laisse entendre un rapport de près ou de loin avec la capitale italienne, alors que le film est censé parler de l'enfance du réalisateur à Mexico. Deuxièmement l'envergure des moyens développés, les décors, les figurants.. pour finalement raconter peu avec peu de personnages. Et troisièmement la mise en scène, qui tranche radicalement avec ce que le réalisateur a pu faire avant, à tel point qu'on se demande si on a à faire au même réalisateur que les fils de l'homme..
Le réalisateur fait ici le parti-pris d'une mise en scène très posée, très classique. Les travellings absolument dingos et virtuoses de ses précédents films ne sont pas de la partie. On a certes quelques très beaux travellings latéraux à certains moments mais l'essentiels des plans sont de "simples" panoramas, voire des plans fixes. On est dans une réalisation qui peut faire penser à du Jarmusch (sans la musique), du visconti (sans les dialogues) ou au "Ruban blanc" d'Haneke.. On est dans quelques de très esthétisant qui peut fasciner par la beauté de sa photographie comme on peut n'absolument ne pas rentrer dans le film, vu qu'il ne raconte rien de fascinant. Les deux points de vue se défendent.
Il faut malgré tout ne pas s'arrêter aux premières dix minutes et essayer un minimum de comprendre cette "haiku" étalé sur deux heures et quart qui prend une ampleur insoupçonnée quand soudainement la forêt prend feu ou la mer se déchaine..
Mais cela reste compréhensible d'être déçu par Roma qui a réussi l'exploit commercial de le présenter comme le film le plus personnel d'Alfonso Cuaron, alors que ni le film ne ressemble pas à son auteur, si tant est qu'on le connaisse. Le film ne sent pas le vécu, n'a rien de confidentiel et la mise en scène, bien que sublime, est très impersonnelle. Mais l'expérience vaut le coup.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs films de 2018
Créée
le 1 nov. 2020
Critique lue 112 fois
3
le 5 déc. 2018
SuivreMaintenant qu’il est devenu une sorte de super-auteur religieusement vénéré (Le prisonnier d’Azkaban, Les fils de l’homme et Gravity sont passés par là), Alfonso Cuarón s’est dit qu’il pouvait se...
8
le 18 nov. 2018
SuivreLa scène d’introduction annonce d’ores et déjà la couleur : une flaque d’eau ondulant sur le sol, reflétant un avion en partance pour un ailleurs, le tout baignant dans le noir et blanc de Galo...
5
le 16 déc. 2018
SuivreFranchement, j'aime tout de Cuarón... et là, le gars fait son film à l'évidence le plus personnel et le plus intime, et pour la première fois je trouve ça rigide et morne. Le genre de rencontre qui...
6
le 2 nov. 2020
SuivreOn peut se retrouver bien embêter face à whiplash. C'est un film plutôt exemplaire à bien des niveaux. La construction scénaristique, bien que classique, est très efficace. Les acteurs sont présents,...
7
le 2 nov. 2020
SuivrePeninsula est victime de deux phénomènes. D'abord d'être la suite de Dernier train pour Busan qui a été adoré à la fois par les fans de film de zombie, comme par les cinéphiles au sens plus...
6
le 16 oct. 2024
SuivreC’est l’histoire d’un homme désœuvré qui va obtenir un nouveau boulot des plus farfelues: servir de doudou humain! C’est à dire d’aller dormir dans le lit de personnes qui n’arrive pas à dormir...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème