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Du sol détrempé où se rêve l’espoir à la résignation de l’abandon, Cuarón entrelace sa nostalgie au flux des réminiscences. Mater dolorosa. Vu la 1ère fois au festival lumière 2018, je l’ai revu avec plaisir , même s’il est clair que sur petit écran, le film n’a pas la même intensité. Cuaron procède dans le montage comme par associations libres, livrant un véritable puzzle de souvenirs, d’instants forts de son histoire, de reflets de son propre passé. et de l‘histoire du Mexique.Réminiscences nostalgiques, souvenirs intimes, histoire familiale, chronique du quotidien et portraits féminins de l’enfance à travers une sublime photographie en noir et blanc. Il ressort cette thématique de l’abandon, celui des femmes par des hommes occupés par un ailleurs et le thème de la maternité … Il y a malgré la mélancolie du film, des moments joyeux et une fin, ouverte sur l’espérance, avec une image forte, saisissante et sublime d’une mer et de vagues puissantes , métaphore du retour à la mère. Alfonso Cuarón écrit que 90 % des scènes du film sont tirées de sa mémoire de manière directe, ou plus détournée. « Cela parle d’une période qui m’a façonné, mais également une période qui a façonné un pays J'ai toujours voulu faire un film et me sentir à l'aise avec le résultat final. Avec Roma, j’étais satisfait quand nous avons terminé. […] C’est une histoire qui emprunte différentes formes et allusions à des émotions qui sont présentes depuis l’instant où j’ai voulu être cinéaste.J’ai éprouvé toutes ces émotions finalement en abordant le film comme un récit en « associations libres » , autant avec cette attention flottante que de ce regard contemplatif sur ces tableaux, ces images surgies de la mémoire …j’ai été touchée par ces personnages féminins qui ont parcouru l’existence de Cuaron et auxquels il rend hommage tout en soulignant les écrasantes inégalités (la place des femmes qu’elle soit au niveau des classes sociales ou intrafamiliale) Peut être que Cuaron n’a pas suffisamment contextualisé son propos en le rattachant de façon plus explicite à l’Histoire de son pays , aux transformations de la société, mais il y a quelque chose d’universel dans son film. Je n’ai pu comme beaucoup l’ont fait, pu séparer le fond de la forme du film à la technique absolument maîtrisée, qui m’a fait songer à Tetro. Mais, tout n’est affaire que de point de vue et d’émotions et c’est tant mieux qu’il permette d’en parler .
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Créée
le 24 juil. 2024
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