Une mère et son enfant vivent séquestrés dans une chambre. Évidemment, ils vont tenter de s'évader. Sauf que l'enfant de cinq ans, n'ayant vécu que dans la chambre, ne connaît rien du monde et va avoir bien du mal à en appréhender l'immensité.
Le film se scinde clairement en deux parties. La première est un huis-clos étouffant qui décrit comment se déroule la vie dans cet espace et les tentatives d'évasion. La deuxième montre les deux personnages s'adapter ou se réadapter au monde.
Si les deux parties fonctionnent à merveille, c'est grâce aux incroyables interprétations de Brie Larson et de Jacob Tremblay qui provoquent d'emblée l'empathie : on est dans cette chambre avec eux et on tient à en sortir comme eux. C'est aussi parce que le film, bien que narrant une terrible épreuve, ne se prive pas de montrer des moments de joie créant la complicité et soudant la famille. Les sentiments contradictoires (bonheur d'être libéré mais peur du monde et des adultes) qui vont arriver à la libération en sont d'autant plus forts. L'enfermement ayant créé une relation fusionnelle entre la mère et son fils, le film s'avère brillant lorsqu'il les montre devant nouer de nouveaux contacts humains.
La mise en scène, sobre, efficace, se centrant sur le point de vue de l'enfant, renforce chacune des qualités d'écriture de cette merveille.