En août 2019 sort Roubaix, une lumière, avec Roschdy Zem, Léa Seydoux et Sara Forestier, présenté quelques mois plus tôt en compétition au Festival de Cannes. Le film décroche sept nominations aux César 2020, dont celle — méritée — du meilleur acteur pour Roschdy Zem. Première véritable incursion de Desplechin dans le territoire du polar, l’œuvre puise son souffle dans un documentaire consacré à un fait divers de 2002 : le meurtre d’une vieille femme par un couple de toxicomanes.


Tout, ici, semble agencé avec une précision presque morale, comme si la mise en scène cherchait moins à reconstituer qu’à révéler. La lumière d’Irina Lubtchansky, d’une douceur inquiète, sculpte les visages et transforme Roubaix en espace spectral, à la fois réel et mental. Quant à l’entretien mené par Jean-Christophe Ferrari, proposé en supplément du DVD, il éclaire avec une rare netteté la dimension profondément humaine du film, l’humilité inquiète de Desplechin et cette sorte de fièvre calme qui traverse ses choix de cinéma.

Eric_Zecchini
8
Écrit par

Créée

le 8 déc. 2025

Critique lue 10 fois

Eric_Zecchini

Écrit par

Critique lue 10 fois

D'autres avis sur Roubaix, une lumière

Roubaix, une lumière

Roubaix, une lumière

5

PjeraZana

80 critiques

Malaise et leçons du Commissaire Desplechin

Contrairement aux idées reçues, Arnaud Desplechin, le pape contemporain des auteurs français, a toujours été attiré par le cinéma de genre(s) dans des formes plus ou moins contournées voire...

le 18 août 2019

Roubaix, une lumière

Roubaix, une lumière

7

Seemleo

1093 critiques

La mère Noël est une ordure

Pour une fois l'allumé Desplechin nous pond une oeuvre relativement classique dans sa trame et parfaitement compréhensible intriguement parlant. L'atmosphère de cette ville du nord que l'on présente...

le 26 août 2019

Roubaix, une lumière

Roubaix, une lumière

5

AnneSchneider

710 critiques

Élégie sombre

Une lumière noire se déverse sur l’écran, striée de guirlandes multicolores se reflétant sur une carrosserie. Le ton est donné d’emblée : l’image, d’Irina Lubtchansky, est impeccable, poétisant un...

le 1 sept. 2019

Du même critique

Et Nietzsche a pleuré

Et Nietzsche a pleuré

8

Eric_Zecchini

12 critiques

Le Tarantino de la littérature !

Yalom est à la littérature ce que Tarantino est au cinéma. Il se fait plaisir, et faisant cela, il nous fait plaisir. Il s'arrange avec l'Histoire et c'est tant mieux. Après tout, on ne parle pas ici...

le 7 nov. 2020

Dictionnaire amoureux du Japon

Dictionnaire amoureux du Japon

9

Eric_Zecchini

12 critiques

Kekkou

Bien moins cher qu’un billet d’avion Air France ou JAL, ce livre, une fois refermé, vous laisse la merveilleuse impression de revenir de l’Empire du Soleil-Levant. Il y a très peu de personnes avec...

le 12 janv. 2026

Roubaix, une lumière

Roubaix, une lumière

8

Eric_Zecchini

12 critiques

Le polar comme révélateur d’humanité.

En août 2019 sort Roubaix, une lumière, avec Roschdy Zem, Léa Seydoux et Sara Forestier, présenté quelques mois plus tôt en compétition au Festival de Cannes. Le film décroche sept nominations aux...

le 8 déc. 2025