Jamais au grand jamais je n'aurais cru un jour voir Laurence Fishburne mimer la masturbation pour un rôle. Alors ou bien son sexe est énorme et il ne sait pas trop comment le prendre ou bien il ne s'est jamais masturbé de sa vie, parce que sa simulation est tellement absurde que Nic Cage s'est abstenu de péter les plombs comme il le fait habituellement dans ses films (ou alors j'étais distrait à ce moment là).
Un film très ambitieux, mais qui se perd (et nous perd aussi) au milieu de ces étapes survolées que l'on peine à raccommoder ensemble ; le pire étant l'intrigue concernant les personnages principaux : pendant la moitié du film on tourne autour du pot et quand vient le moment de se lancer, les auteurs ne développent rien, si bien que cette fuite avec le diable ressemble plus à une promenade gâchée par une vilaine chute qu'à autre chose. Les personnages sont pauvrement construits, les dialogues sont cons, les résolutions sont faciles.
La mise en scène est un peu cheap (ce qui rend la scène de Fishburne au peepshow assez malheureuse... tout comme la scène de l'orgie en accéléré où il fait semblant de baiser avec son caleçon fermé...) ; il y a du savoir faire, c'est sûr, mais les choix ne sont pas toujours très pertinents et l'on ne peut que remarquer les solutions maladroites... l'on doit également subir quelques effets CGI mal venus (les flammes bien dégueulasses). Le jeu des acteurs est inégaux, certains semblent paumés comme Fishburne, d'autres sont à fond dedans comme Cage et Clifton, d'autres se contente de faire le taff sans excès ni conviction.
Bref, petite daube qui ne vaut pas trop le coup, même pour Cage (quoique le voir dan sla peau d'un boulanger est assez cocasse, on dirait que ça a été improvisé sur le plateau même : ah tiens, enfile ce tablier, tu sera boulanger - ou cuistot je sais déjà plus).