J'entre dans la salle en pensant me détendre les neurones devant un Statham de plus, curieux de voir ce que Boaz Yakin ( l'homme qui a réalisé le meilleur Bruckheimer ! ) peut apporter à l'édifice.
Et dès les premières minutes, le film se hisse au dessus du lot. Une narration éclatée complètement bizarre, faite de sauts dans le temps intimement liés, présente les enjeux ultra-connus du gros badass qui sauve une fragile créature qui en sait trop.
Jason Statham est beaucoup plus dépravé que dans le reste de sa carrière. Son personnage m'évoque Joe Hallenbeck ( Bruce Willis dans The Last Boy-Scout ) : un type qui se déteste, limite clodo, mais n'est jamais à court de vannes...
Ce retour aux années 90 est entériné par un lot de méchants old school qui refusent internet, méprisent la technologie et jurent comme des charretiers ! On retrouve cet esprit jusque dans la brutalité : les cadavres s'amoncèlent et le duel final est sans nul doute le plus original que j'aie pu voir depuis bien longtemps... Sans doute les nineties !