Ma vie, mes amours, mes accouchements, mes emm...

Ma vie, mes amours, mes accouchements, mes emm...

.

Martin Provost (1957/----) dans la sixième de ses neuf réalisations de 1997 à 2026, rend ici un hommage aux sage-femmes : sans l'une d'entre elles, lors d'un accouchement difficile, il ne serait pas né... un peu comme on le voit dans une des scènes de ce beau film, si romantique et si réussi, enfin s'il n'y avait...

Claire (Catherine Frot), une sage-femme consacre essentiellement sa vie à son métier de sage-femme et son plaisir de cultiver son petit jardin potager en bordure de Seine... Elle a coupé les ponts avec sa mère depuis longtemps...

Elle a connu jadis Béatrice, femme fantasque et imprévisible, dont l'amant s'est suicidé après son départ sans préavis. C'est Claire qui a organisé ses obsèques et s'est occupée de la succession...

Quand Béatrice revient après son très long silence, elle ignorait la mort de son amant et va apprendre qu'elle est atteinte d'une maladie incurable...

Elle va chercher du réconfort auprès de cette assistante médicale tandis que le voisin de potager va commencer à approcher Claire d'un peu plus près...

Celle-ci va bientôt être licenciée : sa modeste maternité "à l'ancienne" est trop petite pour être rentable et de plus, celles-ci doivent disposer de matériel de chirurgie de plus en plus sophistiqué et coûteux qu'elles ne rentabiliseront pas : place aux giga-entreprises à faire les bébés !

.

Étrange film, un peu pépère, romantique voire sensible et "bien de chez nous", qui mélange trois destins qui, n'étaient à priori pas faits pour se connaître, et dont on ne sait trop ce que leurs rencontres va donner...

Avec une touche documentaire qui nous fera découvrir la vie quotidienne de ceux ou celles qui aident les futures mamans à mettre leur(s) bébé (s) au monde...Heurs et malheurs...

Catherine Frot crève l'écran ici, tant elle étincelle de vérité,

Elle aurait normalement dû être en pré-retraite à cet âge de 61 ans lors du tournage...

Son fils (dans le film) va arrêter ses études de médecine pour exercer lui aussi, le même métier que sa mère qui s'étonne : "Mais c'est un métier de femme !"...

Et la parité ?

Les conditions de tournage se sont avérées difficiles... Certaines maternités refusaient tout net l'idée de laisser enregistrer des accouchements réels..., Il fallait aussi bien sûr que les futures mamans aient donné leur accord ainsi que les opérateurs médicaux...

De plus, perfectionniste, Martin Provost voulait des bébés dont la morphologie soit conforme à ses aspirations de réalisateur...

Même si ce film n'est pas évènementiel ni (à part les accouchements difficiles), ni ponctué de suspenses, ces trois destinées croisées vont faire prendre conscience que chacun n'a personne sur qui compter alors même qu'ils vieillissent et que leur vie raccourcit : chacun ne semble guère avoir été heureux...

Un film un peu tristounet, nostalgique même, hors des sentiers battus, et qui réalise un zoom sur le plus vieux métier du monde... (enfin , un des ...)

Olivier Gourmet, en routier longue distance, réalise un peu à contre-emploi, un rôle sympathique de "faire-valoir" et tout ça s'imbrique très bien comme des Lego, s'il n'y avait Catherine Deneuve, 74 ans, qui fait pitié à demander de l'assistance et qui n'arrive pas à rendre crédible son rôle...

Pire, elle ne suscite aucune empathie et ce n'est pas ses difficultés à articuler convenablement ses dialogues qui arrangent les choses...

Le comparatif entre les deux femmes en est même saisissant tant Frot entre dans son personnage avec aisance... voire audace !

Doté d'un budget de 6 800 000 €, ce film a mondialement remporté 6 671 100 € de recettes, soit une rentabilité mondiale de 98 %. En France, il a été vu en salles par 700 106 spectateurs.

.

Arte le 01.et 10.04.2026-




Arte le 01.04.2026

270345
6
Écrit par

Créée

le 8 avr. 2026

Critique lue 7 fois

270345

Écrit par

Critique lue 7 fois

D'autres avis sur Sage Femme

Sage Femme

Sage Femme

6

WildGoat

71 critiques

Catherine et Catherine

Un film qui ne me laissera pas un souvenir impérissable, dommage, je m'attendais à 1. une comédie: 4 ou 5 petits rires fusent dans la salle tout du long. 2. Un drame : une fin qui malgré tout est...

le 26 mars 2017

Sage Femme

Sage Femme

6

JorikVesperhaven

2345 critiques

La rencontre au sommet de deux grandes actrices qui tiennent le cap pour une histoire un peu trop tr

Il faut avouer qu’on en attendait tout de même plus de la rencontre entre deux des plus grandes actrices françaises, les deux Catherine, Frot et Deneuve. Pas que « Sage femme » soit mauvais, mais on...

le 17 mars 2017

Sage Femme

Sage Femme

5

Eric-Jubilado

6840 critiques

Effondrement du "cinéma du milieu"

Quand on en arrive au générique de fin de "Sage-femme", il me semble qu'on a normalement une question en tête. Un seule : "Qu'est-il arrivé au cinéma français "du milieu", celui de Sautet, de...

le 2 sept. 2017

Du même critique

Gaston Lagaffe

Gaston Lagaffe

1

270345

2997 critiques

Des gaffes, des baffes et des claque à Martin-Laval !

Je n'ai jamais aimé Martin-Laval qui a mes yeux, n'a aucun humour, aucun intérêt ! Ca vole toujours en rase-mottes comme un martin-pêcheur ! Et je n'ai jamais été non plus un fervent admirateur de...

le 20 déc. 2022

La Baule-les-Pins

La Baule-les-Pins

3

270345

2997 critiques

La Baule ? Sans le punching !

La Baule ? Sans le punching !La réalisatrice et aussi co-scénariste (ça fait déjà beaucoup !) avait très mal vécu jadis le divorce de ses parents quand elle avait douze ans... De là à faire de...

le 20 janv. 2021

Le Doulos

Le Doulos

3

270345

2997 critiques

Pas de chapeau pour Melville !

Pas de chapeau pour Melville !.Le titre "le Doulos" est bien la seule originalité de ces kilomètres de pellicules ! Si l'on peut parler d'originalité pour qualifier "une balance" ou un "indic" si...

le 30 sept. 2019