Pas facile d'être le concurrent d'un autre biopic sur la même personne sorti la même année, surtout quand on n'a pas reçu l'aval de Pierre Berger. A noter que la rancune est tenace, le réalisateur a dirigé Jérémie Rénier de façon famélique et molassonne (la scène de traduction simultanée exceptée). Le choix de Gallienne dans l'autre biopic était contestable, mais au moins le caractère impérieux, business-man et pygmalion de Berger était respecté.
Facultatif, brouillon, bordélique, et souvent mal interprété (Louis Garrel, Léa Seydoux, la grande blonde en smocking...), le boulversement de l'ordre chronologique aurait pu me plaire, mais il est annulé par des clichés narratifs pénibles (années affichées en grand format, éphéméride des collections de haute couture) et j'ai fini par m'y perdre et me désintéresser complètement.
Je n'ai absolument pas saisi le côté onirique tant vanté.
C'est dommage, car j'aime toujours la fossette de Gaspard Uliel, et il n'est vraiment pas mauvais dans son mimétisme, bien plus vénéneux que Niney.