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le 9 nov. 2022
SuivreLes silences de la mère
Les films de procès, ce n'est pas toujours une bonne idée, tant le genre est difficile à appréhender, à dynamiser, à sortir des carcans du cérémonial de sa salle d'audience. Pas sûr qu'Alice Diop y...
Ce premier long-métrage d'Alice Diop montre le déroulement du procès de Madame Coly qui est inspiré sur l'infanticide de Fabienne Kabou dont la réalisatrice aurait pu assister ; en complément du film vous pouvez consulter l'épisode « Faites entrer l'accusée ». Rama est notre point de repère extérieur à l'affaire et sous son nom d'écrivaine et professeure de littérature elle va peu à peu être en doute sur sa futur maternité et sur l'éducation qu'elle a eu ( une distance observée entre elle et sa mère par des visites ou des flash-backs ; en raison de son beau-fils français ? ) . L'accusée fait part de son envoûtement liée à sa filiation culturelle en complément des troubles psychiatriques constatés ( hallucinations et cette solitude renforcée ) donnant des incohérences sur les faits judiciaires. L'avocat général est celui qui confronte l'accusée régulièrement pour la déstabilisée, mais celle ci adopte une posture droite et s'exprimant avec aisance tout en restant confuse sur ses émotions. Le compagnon de celle ci est aussi en cause pour son absence et son manque de discernement. Un acte odieux vu comme une monstruosité de l'être humain, digne d'une tragédie Grecque, dont l'avocat à la défense fait preuve d’habilitée sur son dernier discours ne cachant pas cette instabilité qui doit être soignée mais qui lui n'enlève en rien qu'elle a été mère un jour et qu'elle le restera à vie.
« Saint Omer » est un film sans artifice parvenant à retranscrire le réel d'un procès tout introduisant le silence et la perturbation des sons pour marabouter la vision perplexe de deux femmes sur le passage vers la maternité. Il a eu le droit à une récompense aux Césars 2023.
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Créée
le 10 janv. 2026
Critique lue 4 fois
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