Le titre français est moins approprié à l'introspection traumatique qu'est ce film. Rachel Senott est une actrice formidable, connu pour ses rôles de jeune paumé drôle, et ici, elle nous offre une tout autre partition, plus intime, plus contenu dans un personnage complexe attachant.
Et c'est la réel réussite de I USED TO BE FUNNY. L'incandescence omniciente de Sam, mis en parallèle avec la fracture sociale de Brooke, émeut, interroge sur les rapports enfant-nourice. Pour ce qui est de la réalisation, c'est assez classique dans le style indé nord-américain : colorimétrie grise à base plans rapprochés tournés en focale longue et montés alterné entre flash-back et présent.