Le cinéaste slovène Igor Pretnar a très peu tourné. Situé au XVIIe siècle, Samorastniki est un conte social dont la sobriété, ou est-ce de l'austérité ?, rappelle les films muets scandinaves. Le film va jusqu'au bout de son propos, dans le portrait d'une femme servante, aimée d'un maître qui ne peut imposer son souhait de mariage à sa famille et à l'Église. Ses enfants seront des bâtards, mais élevés dans la dignité et l'assurance d'un jour pouvoir passer outre toutes les discriminations. Le couple principal manque d'alchimie, mais le film possède un véritable pouvoir de fascination.