Ça commence mal : dès que je lis, au générique d’un film intitulé Sansone, que le monteur se nomme Sansoni, j’ai le sourire de ceux qui ne peuvent guère prendre l’affaire très au sérieux.
Mais finalement ce n’est pas le péplum le plus déplaisant de tous ceux que j’ai vus. Par contre c’est le plus vilain des trois Gainsbourg du genre : dans les deux autres on ne l’entend pas ordonner aussi souvent qu’ici de tuer ou d’assassiner, quand ce n’est pas lui-même qui se charge de la besogne (ici non seulement un homme de face à qui il vient de servir un verre mais également de dos une femme à qui il n’avait servi rien du tout).
Conseil au lecteur qui ne l’aurait pas déjà vu : choisir la vf non seulement pour la voix de Gainsbourg mais aussi pour un autre plaisir, celui d’entendre un aussi bon français que « C’est avec joie que j’exécute cette mission-là » ou, quand le héros vole au secours de ses copains, un « J’arrive, les amis » qui me rappelle Tintin ou une autre bd pour enfants. Donc pour les vieux enfants comme celui que je suis devenu, et même s’il frise parfois le ridicule, ce truc est sympathique.