Alors qu'elle est censée épouser un homme riche, à l'instar de ses soeurs, Nina tombe amoureuse d'un aigrefin beau parleur. Adapté d'une pièce de théâtre d'Alexandre Ostrvovsky, le film se veut une satire des coutumes du régime tsariste et des mariages arrangés. Son ton burlesque se marie avec la musique de Tchaïkovsky et un certain nombre de chansons folkloriques. Le contraste n'en est que plus grand avec le dénouement mélodramatique. Excellent représentant de l'école soviétique du muet, notamment dans ses comédies, Protazanov s'est révélé moins prolifique et surtout souvent pataud dans le cinéma parlant. Le fille sans dot, notamment à cause de son interprétation, est outrancier et passablement soporifique.