Pas de bras, pas de chocolat.
Santa Sangre est mon premier Jodorowsky. Et je dois dire qu'avec ce film je viens de me prendre un bonne grosse claque cinématographique dans la gueule. Le mot chef d'oeuvre serait un doux euphémisme pour qualifier ce métrage qui ne ressemble à rien de ce que j'ai pu connaitre auparavant.
Difficile de résumer un tel film. Disons que c'est l'histoire d'un gamin élevé dans un cirque et qui un soir voit ses deux parents mourir dans des conditions assez extrême. Pour ne rien vous spoiler, je dirais juste : acide, émasculation, manchot. Après cette expérience pour le moins traumatisante, le gamin va contracter quelques problèmes comportementaux, notamment avec le sexe opposé.
Mais l'histoire en elle-même ne présente pas l’intérêt principal de Santa Sangre. Elle passe rapidement au second plan face à l'incroyable virtuosité dont fait preuve Jodorowsky pour constituer des plans d'une beauté rare qui semblent tout droit sortit d'un tableau surréaliste. Ces plans sont tellement riches qu'ils faudrait faire un arrêt sur image sur chacun d'eux pour tenter d'en décrypter toutes les subtilités. Ajoutons à cela une photo incroyable aux couleurs vives et une musique magnifique est vous avez là quelque chose qui se révèle être bien plus qu'un film. Il s'agit belle et bien d'une oeuvre d'art.
Sur ce, je vous laisse, je m'en vais mater la filmographie de putain de génie chilien.