J’ai revisionné ce film de sauvages dont le titre français est ‘Savages’… et je ne comprends pas pourquoi… mais bon, ça fait partie du plan d’anglicisation-américanisation de la langue française (en même temps qu’un autre plan bien entendu, celui qu’on appelle à juste titre ‘le grand remplacement’). Tiens, tout-à-coup, je me dis que cette introduction n’est sans doute pas la meilleure mais tant pis.
Donc, Oliver Stone est un réalisateur certes émérite mais en dents de scie assurément… et là, hélas, on est dans le creux de la vague même si l’on y retrouve nombre de ses tics comme la réalisation parfois agitée et une ironie certaine… Une ironie surtout portée par l’excellent Benicio, spécialiste des rôles ambigus et/ou de salopard de trafiquant qui retourne sa veste ici et là, au gré du vent et de l’humeur… et des opportunités.
Il s’avère décidément aussi taré et menaçant… que sournois et très drolatique ! un atout pour ce film de narco-cons, d’un côté comme de l’autre, entre le cartel énervé et les amateurs abrutis par leurs propres produits… car ici, l’on baigne dans une caricature certaine qui tient une mauvaise influence de quelques tarantinades éventées et périmées, grotesques et navrantes, ce qui nuit au film très régulièrement.
Il faut dire que les longueurs sont ici légion et qu’on n’en voit pas la fin : 2h10 le bousin qu’il fait ! Il faut dire aussi qu’on est assez soûlé par le trio des imbéciles, la blondasse et ses deux blaireaux, de quoi faire déjà un bon dîner de cons en effet ! dommage pour le Travolta dans un petit rôle étonnant et minable à la fois…
On y croise aussi une cougar sur le retour, la Salma qui tente d’incarner une ‘pas gentille’… en vain. C’est pas son truc, de faire l’actrice, je crois. On passe donc un peu trop de temps à faire quelques avances rapides dans ce film en fait un peu trop léger et kikoo lol. C’est un film qui cible la génération z, je crois.
Ce qui n’empêche pas un ou deux autres moments drôles, notamment lorsque le cartel fait des animations morbides avec une petite musique guillerette… qui fait aussi office de sonnerie de téléphone ! ils ont un sens de l’humour très particulier, ces ‘sauvages’ ! Finalement (d’ailleurs, même la fin est assez pourrave, franchement), ce revisionnage n’a mis en lumière qu’une pléthore de défauts, plus ou moins déplaisants… mais je mets 2 quand même, surtout pour Signor Del Toro !