Heureux sera celui qui s'écrasera face à l'injustice, et ne se rebellera pas. Voici ce qu'on apprend par ce film. Tais-toi, tu vivras en paix.
Scarlet est une jeune princesse du XVIe siècle, dont le père Hamlet se fait trahir par son frère. Elle meurt en tentant de le venger et se retrouve au pays des morts, où elle rencontre un jeune infirmier de nos jours, calme et doux, gentil comme tout.
Le film narre une jeune femme qui se fait dompter, apprend à ne plus être en colère, parce qu'être en colère, c'est mal, et nous pousse à nous dompter nous même, parce que désormais, dans le monde actuel, "on ne vit plus en guerre" (c'est explicitement dit dans le film). La jeune sauvageonne qui tombe amoureuse du jeune homme civilisé.
(Le choix du prénom est assez judicieux, Scarlet. Laisser ses cicatrices, donc apprendre à pardonner. En l'état, il confond pardon et docilité.)
Son message déjà dangereux et franchement bête n'est pas amélioré par la lourdeur des dialogues, et des monologues internes, constamment faisant de la philosophie de comptoir, mais ne poussant jamais véritablement à la réflexion. Encore une fois, il faut être docile pour être heureux selon le film. C'est un film macroniste en fait.
Esthétiquement, c'est pas la joie. Le monde des vivants en 2D. Le monde des morts en 3D. Bonne idée, sauf que sa 3D est hyper lente, et manque de vie. Dommage. Heureusement qu'il y a un ou deux plans marquants, cachés dans un film franchement mauvais, et même, potentiellement dangereux.
(Film vu aux Utopiales 2025)