Le film se passe dans les années 1980’ près du polygone nucléaire de Semipalatinsk (Kazakhstan) où 1 million de personnes ont été contaminées pendant les essais atomiques entre 1949 et 1989. Il raconte l’histoire d’un enfant de 9 ans et de son père. Voilà un sujet en or sur les conséquences sanitaires des essais nucléaires soviétiques longtemps tenus cachés par les autorités. Lors des essais, les villageois étaient évacués en camion et les enfants n’avaient pas école. Malheureusement, l’histoire est parasitée une chronique « molle » d’un village où un enfant de 9 ans souhaite marier son père veuf et handicapé (né sans membres inférieurs et se mouvant à l’aide d’un tabouret à roulettes), Melis. Même si le titre original signifie le cri [en référence au dessin que fait un villageois sur un mur et qui reproduit le tableau éponyme (1883) du peintre norvégien Edvard Munch (1863-1944)], il est dommage que le titre original soit identique à la franchise d’horreur (6 films du genre slasher) créée par Wes Craven (1939-2015). Etonnement, on retrouve un peu le style de son compatriote Adilkhan Yerzhanov avec des plans fixes, peu de mouvements de caméra et de coupes à l’intérieur d’une scène. Il a, quand même, obtenu le grand prix du jury au festival des cinémas d’Asie de Vesoul en 2024. Le sujet avait déjà été évoqué dans « Le souffle » (2014) du Russe Aleksandr Kott mais qui lui aussi, avait préféré traiter un triangle amoureux dans le polygone nucléaire au début des essais atomiques (1949).