Après une dispute dans la voiture de son amant, une femme marche au milieu de nul et tombe sur deux voyous. Ceux-ci la brutalisent, la violent, et ils vont accidentellement la tuer, laissant le mari de celle-ci dans un profond chagrin et un désir de vengeance. Pour ce faire, il va faire appel à un sorcier qui peut être en contact avec sa femme disparue.
En pleine perte de vitesse dans les années 1980, la Shaw Brothers va non seulement essayer de se raccrocher à ses gloires passées, le Wu XIa Pian par exemple, mais également à surfer sur la (ou les) vague(s)du moment. En l'occurrence le film de fantôme, dans le sillage de Zu, les guerriers de la montagne magique, auquel on ajoute de l'érotisme à bon marché pour attirer les adolescents.
Car on sent clairement que les scènes coquines sont clairement là pour que le spectateur se rince l’œil, même si ça frise parfois le ridicule comme le plan où la maitresse, jouée par Maria Yuen Chi-wai, court sur la plage seins nus au ralenti, ou alors quand ils font l'amour dans un hôtel avec, soudainement, du vent qui agite les cheveux de la jeune femme comme une pub pour du shampooing !
D'ailleurs, le film est intéressant, pas seulement à cause de ça, mais du virage qu'il va prendre une fois que le sorcier apparait, avec des moments horrifiques, voire dégueulasses, sur la recherche des deux voyous, puis l'amant, pour finir sur quelque chose grandguinolesque à souhait, mais qui est comme une incitation à réellement voir le film pour ce qu'il est. De l'horreur. On sent qu'il n'y a trop de moyens, les maquillages sont parfois grotesques, mais le basculement, en plus du côté gore craspec en fait quelque chose de réjouissant.