Propriétaire d'une petite franchise de basket des années 70, joueur de l'équipe, entraineur et même chauffeur de salle : le chevelu extravagant Jackie Moon (Will Ferrell, déjà vu en patineur ventripotent) est l'homme à tout faire autant que le financier désargenté d'une équipe de bras cassés qui prétend se hisser parmi les grandes. L'arrivée d'un ancien de NBA -Woody Harrelson, fade et évidente erreur de casting dans un contexte de comédie parodique- pourrait aider Moon et sa bande.
Le début du film est drôle par son mélange d'exubérance et de trivialité lié à la personnalité de Moon, et par sa peinture kitsch des années 70, à commencer par les fringues et les coiffures. Will Ferrell, spécialiste du genre ringard, fait le show.
Malheureusement, comme on pouvait le craindre, le scénario ne tient pas route. Il verse vite dans l'épopée sportive basique qui, même sur le mode de la dérision, relate platement le sursaut d'une équipe de loosers. Il est alors assez étrange de voir le personnage central, l'allumé Jackie Moon, dans une histoire qui devient si conventionnelle. Le réalisateur aurait pu aussi, au lieu de bavardages, filmer quelques séquences cocasses sur les parquets.