Mon premier avis sur ce site, je suis un peu intimidé. Et pour un tel film en plus, double-dose. Mais bon, mon twist est éventé car vous avez déja vu la note que je lui ai attribué. L'effet est raté, pas grave, ça le rapproche de ce film.
Je ne sais plus où mais j'avais lu de bons trucs sur celui-ci, notamment sur son twist surprenant. Et c'était pas faux finalement. Le twist est vraiment surprenant... mais pour son malheur. Par quelle magie pas une PERSONNE avant la mise en route de la première caméra n'a fait part de ses doutes sur le scénario? Y'en a pas UN qui s'est dit : "Quand même y'a plein de trucs qui ne tiennent pas la-dedans, imaginez une seconde c'est comme si Shyamalan faisait un film où le méchant c'est le vent". Parce que pondre un twist nawak juste histoire de surprendre le spectateur qui ne peut pas s'attendre à une connerie comme ça c'est facile. Je sais pas, ç'aurait pu tout autant être des playmobils sur une table ou des dragibus dans un paquet de bonbons... Mais bon bref, y'avait du fric à se faire, tout un tas de gens a mangé une part du gâteau, donc admettons. Mais même les acteurs n'y croient pas bordel, ils jouent VRAIMENT comme dans un jeu-vidéo, et encore y'a quand même beaucoup plus de vie chez Ellie dans Last of Us qu'Anne Hathaway la-dedans (et je l'aime bien Anne) et McConaughey qui d'habitude est un monstre de charisme fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui donne, rien donc.
Nous voila donc à mi-parcours d'un métrage déja pas folichon, un peu néo-noir bof façon De Palma fin de carrière, aux mouvements de caméra WTF en regard du reste (même si finalement...) et le film largue DÉJA son twist. A mi-film... Expliqué de manière biiiiiien lourde et biiiiien compréhensible -pour les deux demeurés du fond qui suivaient pas- par un PNJ qui semble bien au fait de sa condition de PNJ. Mais pourquoi? Déja que cette révélation est bien coconne, à quoi on va s'accrocher ensuite? À mais attendez, y'a un autre twist! Et quel twist. Je vous jure que dès la première révélation, celle qui partage ma vie (ma mère donc) m'a instinctivement dit "Attend, ils est pas mort en plus le type?". SI! Le mec est mort, à la guerre, incroyable! Twist JAMAIS vu nulle part! JAMAIS! Et à mi-parcours de cette critique (aussi décousue que ce film) promis juré, j'arrête d'écrire en majuscule. Premier twist de celle-ci, y'en aura un autre.
A partir de cet instant du film, que voulez-vous faire à part cocher les débilités proposées? Comment voulez-vous vous accrocher aux personnages quand vous savez que ceux-ci n'existent pas? Et bien vous attendez un coup de folie, parce que clairement le gamin qui a crée le jeu, c'est un psychopathe! Ok il a des envies de meurtre assez justifiées, notamment à cause d'un beau-père totalement en retenue, au jeu très nuancé. C'est bien simple le type, c'est quasiment le diable. Alors Patrick, le gosse, il modifie la nature des quêtes excellentes qu'il a réservé à son père mort. A savoir : chercher un chat, férrer un thon légendaire (et je ne parle pas de Diane Lane bande de malfrats, elle est sublime), baiser Diane Lane puisqu'on parle d'elle (RIP son rôle magistral), se biturer au bar, être odieux avec son meilleur ami... bref, ce que peut proposer de mieux un open-world. Il modifie le code du jeu, et va donc créer la quête du butage de beau-papa mais juste après celle, quand même, ou il fait du sale à sa propre mère. Quand je vous dis que ce gosse est un psychopathe.
Et c'est finalement là que le film rate le coche, il fallait verser dans le graveleux à fond quitte à pondre un twist à St-Tropez pareil (pardon pour celle-ci), explorer la psyché bien sombre du gosse, qui veut baiser sa mère, tuer son beau-père, crée un jeu sur son papa décédé qui passe tout son temps tout nu. Fallait lâcher les chevaux et foutre un bordel monstre sur l'île. Ou alors carrément un monstre. C'aurait été rigolo au moins.
On approche doucement de la fin et un dernier personnage fait son apparition, personnage totalement random qui va servir à instaurer un climat de stress supplémentaire bidon lors de la scène finale (on rappelle, si c'était pas déja assez clair, qu'on s'en bat les steaks total des personnages donc la possibilité qu'ils puissent se faire gauler à tuer un mec est au moins équivalente à la puissance des paupières qu'il faut pour ne pas s'endormir devant le film. Spoiler : j'ai pas réussi). Alors j'ai bien compris que c'est possiblement un personnage rajouté au chausse-pied par le gosse pour empêcher le plus terrible d'arriver, un ange gardien au physique quelconque qui va calmer les ardeurs de nos deux apprentis tueurs virtuels. Alors je suis probablement con, sûrement même, mais je ne vois pas bien comment ce nouveau personnage va empêcher le meurtre dans la vraie vie. Et in-fine, il empêche que dalle. Merci d'être venu, tu passeras à la compta récupérer ton chèque.
Fin de l'histoire, beau-papa fait trempette et papa est dégouté parce qu'il a compris ce qu'a fait son fils. Un personnage de jeu-vidéo donc, doué de conscience on-ne-sait-pas-comment et bien au fait de son état. Mais bon, on est plus à ça près. Et finalement la scène finale, décrite comme bien guimauve est finalement le seul truc un peu crédible du scénar'. Le gosse crée son propre avatar pour faire un câlin à son papa virtuel, ça se tient. Et en plus McConaughey a eu le bon sens de mettre un t-shirt.
Vous l'aurez donc compris, c'est pas bien, mais pas suffisamment pas assez pas bien pour donner de la matière à pas blablater dessus. Et nous arrivons-donc au second twist de cette pseudo-critique : en fait, depuis le début et comme l'atteste cette phrase précédente, je suis véritablement trop con pour comprendre ce chef-d'oeuvre. Ou alors non. De toute façon vous ne le saurez jamais car une toupie sur mon bureau va peut-être vascill..........