En 1973, Serpico était un très bon, voire un excellent film.
Malheureusement le temps a passé, il y a notamment eu 10 ans plus tard Scarface (avec le même acteur mais dans l'autre camp) et American Gangster (2007) de Ridley Scott.
On pourrait aussi citer, pour l'aspect corruption dans la police : Black rain et L.A. Confidential.
En comparaison des films qui ont suivi sur le même thème, Serpico fait, à l'heure où j'écris cette critique (2026), figure de....brouillon.
C'est un peu sévère mais si la prestation d'Al Pacino est réussie, impossible de la comparer avec celle qu'il a livrée en incarnant l'inoubliable Tony Montana.
Al Pacino est et restera Tony Montana pas Serpico et cela impacte notablement l'aura du film où l'acteur joue assez bien mais a posteriori un peu à contre-emploi.
A cela, il faut ajouter les traditionnels problèmes de rythme, les longueurs propres aux films des années 70.
Il s'agit d'un sujet récurrent, à partir des années 80/90 le public s'est habitué à des productions plus rythmées (voire frénétiques) comme les trilogies "Retour vers le futur" et "Indiana Jones" ; de ce point de vue, on peut donc systématiquement taxer un film des années 70 de trop lent, trop long...
Serpico n'échappe pas à la règle c'est un film des années 70 et il n'était pas en avance sur son temps il y a donc nombre de lenteurs, longueurs, des moments où il ne se passe rien, etc...
En synthèse : un classique du polar à regarder uniquement pour voir Al Pacino dans un rôle à contre-emploi et si une réalisation en mode traînard 70's ne vous effraye pas.