La santé d’un vieux papa se dégrade, et ses trois filles le veillent dans ces derniers instants. Trois sœurs dont les liens se sont distendus depuis des années et qui se retrouvent donc dans l’obligation de «cohabiter» dans l’appartement familial, afin de le convoyer dans cette vie qui part.
Le film s’étale sur trois journées intenses, où révélations, humour, tentative de réconciliations, conflits et émotions se combinent. Comment maintenir la paix quand les ressentiments refont surface ? Comment trouver des bribes de sourires au milieu du chagrin ?... Le réalisateur Azazel Jacobs répond à ces questions en trouvant l’équilibre parfait entre un milliers de détails qui pourront paraître anodins de premier abord. En livrant cette histoire sur l’affrontement de la maladie et les liens filiaux, Jacobs signe avant tout un huis clos (l’appartement, l’autre personnage du film) captivant.
Ce drame familial et l’intensité de l’intime ne pouvaient fonctionner sans un casting aux petits oignons. C’est chose faite avec Carrie Coon (Fargo) - la soeur contrôleuse, Natasha Lyonne (Russian Doll) - la soeur qui fume des pétards pour fuir le plus loin possible et l’extraordinaire et surprenante (!) Elizabeth Olsen (Mme Wanda Maximoff de l’exceptionnelle série Marvel WandaVision) - la soeur qui tente de raccrocher les morceaux.
Azazel Jacobs signe un film bouleversant, profond, bourré d’émotions et de nuances, le tout porté par une réalisation ultra-soignée. A travers ce récit de la perte, Jacobs réussit l’exploit de toucher du bout du doigt les accointances parfois cachées, les filiations subtiles et les liens élémentaires que seul-es les soeurs et frères peuvent s’attribuer. «Ses trois filles» est une belle et rare exploration des liens familiaux, qui nous parle personnellement - forcément.
A découvrir !