Cette histoire, c'est David et Goliath, en l'occurrence un neuropathologiste qui va découvrir que des gens de la NFL meurent soudainement après avoir été considérés comme fous, qu'ils perdaient le sens des mots ou plus grave, qu'on croyait qu'ils avaient les premiers symptômes d'un Alzheimer précoce.
Après une recherche sur le cadavre de l'un d'entre eux, il a découvrir que cette personne a reçu l'équivalent de 70 000 coups sur la tête, ce qui va mener le médecin, nommé Bennet Omalu, à appeler cette pathologie l’encéphalopathie traumatique chronique. Bien entendu, il est difficile de faire sien ce combat quand on sait à quel point la NFL est une institution et le football américain le sport le plus populaire du pays.
Ce film est sans doute passé inaperçu car il parle énormément de football américain, mais il est universel dans le sens où il démontre les vices cachés de ce sport, en particulier les risques énormes que prennent les joueurs qui, malgré le port d'un casque, prennent des chocs violent sur la tête, quelques fois l'équivalent de traumatismes crâniens, avec des conséquences dramatiques pour 28% d'entre eux, car l’encéphalopathie traumatique chronique ne se diagnostique qu'au moment du décès du sportif.
Je ne m'attendais pas à voir WIll Smith dans un tel rôle, car on a un peu oublié avec le temps qu'il a fait d'autres choses que des films dispensables, comme les Men in Black ou After Earth, mais là, il faut dire qu'il est impressionnant. Il a pris un accent pour interpréter ce médecin (d'origine nigériane) mais l'acteur semble habité par cette histoire, car si il veut révéler une vérité, celle-ci dérange. Et ça va être le combat de cet homme, qui va aller de désillusions en désillusions, car on ne touche pas au football, jusqu'à attenter à sa famille.
Peu à peu, il va rallier d'autres personnes à sa cause, dont un médecin joué par l'excellent Alec Baldwin, car durant très longtemps, la NFL va nier la gravité du mal des joueurs, avec des conférences de presse bidonnés, et faire passer le médecin Omalu pour un charlatan.
Il n'y a pour ainsi dire aucune action, beaucoup de dialogues, mais pas une seule fois on sent largué, car l'explication est très intuitive, ce qui est aussi une des forces du film.
Voilà ce que j'appelle une très bonne surprise, où la popularité d'un sport, et qui génère un business démentiel en Amérique, doit faire éviter les scandales, et celui-ci, car c'est une histoire vraie, en fut une.