C'est un gamin qui abîme la voiture de sa Mémé, et doit vendre des glaces à l'eau pour la lui rembourser. Une demi-heure plus tard, il décide de faire un break avec sa fiancée. Une heure plus tard, il fait
un petit spectacle à sa Mémé
. Fin. On vous a fait gagner 1h20 de votre vie, car franchement Shabu nous a siphonné la patience et l'envie de découvrir la fin en à peu près une demi-heure (le temps de s'apercevoir que l'arc narratif était déjà terminé, et qu'il reste une heure de film à combler...). On s'est complètement ennuyé, face à ce documentaire qui ne propose pas d'histoire, de parcours intéressant de vie (si on casse un vase, qu'on doit le rembourser, qu'on écrit une chanson avec des potes, et qu'on en fait un docu : on peut parier qu'on va se faire incendier pour un film pénible et creux, alors pourquoi le fait de déplacer l'intrigue dans les cités, avec un rappeur ado, devrait justifier l'ensemble du côté intéressant ?). Pour ne rien arranger, on a eu la copie du film via un DVD, dont l'affiche est vraiment belle (à des années-lumières de la qualité du contenu), mais dont la mention "Bonus" est mensongère (il n'y en a pas). Les situations et les cours de morale (la famille et les amis qui font la leçon au jeune rappeur) se répètent inlassablement, on n'est pas fan de la BO, ni des scènes de création musicale (où l'on entend dix fois la même chose), et le happy-end mielleux n'est pas un gage de scénario abouti.