Shark Evil
-
Shark Evil

Film de Huanxiang Chen (2023)

Qu’on se le dise, mondialisation oblige, les Chinois ont une vraie place dans le genre de la sharksploitation et ce ne sont pas les pires films de requins, surtout si on compare aux productions industrielles en série d’une firme comme The Asylum. Ce « Shark Evil » a été réalisé en 2023 et la 1ère scène m’a enchanté. Une bande de braconniers chassent le requin. Ils en attrapent un petit qu’ils suspendent par la queue sur le pont. C’est alors qu’un mastodonte se pointe. Pas une petite roussette comme on peut en voir par chez nous, non, non, un immense requin blanc très vorace qui va décimer l’équipage, homme après homme. Et ne comptez pas l’avoir avec un malheureux harpon, il va se planter dans sa peau coriace et ne pas lui faire plus mal qu’une piqure de moustique ! Pendant ce temps (et là je me suis amusé !), sur le pont, un pêcheur vise l’énorme bestiole en tournant le dos au requin pendu par la queue qu’il pensait clamsé depuis longtemps…Erreur fatale car voilà le mini requin (de bonne taille quand même, hein) qui bouffe le pêcheur d’un coup !!! Ah, je me suis dit, si tout est comme ça, avec des idées marrantes et du rythme, ça va être un régal…Et puis non !!! La suite s’englue dans les codes du film de requin tueur (protagonistes rarement finauds, une bestiole qui vous colle inlassablement et si vous voulez la tuer, il va vous falloir rivaliser d’imagination…).

Un groupe de jeunes fêtent leur diplôme universitaire sur un yacht et ils décident d’aller se faire une petite plongée dont une bonne partie ne reviendra pas (loi du genre). Les effets spéciaux sont très corrects mais le film est tellement prévisible qu’il en devient ennuyeux, toute la dernière demi-heure en fait, ce qui sur un film de 70 minutes fait beaucoup ! On peut saluer quand même le fait que les films de requins sont souvent féministes : les femmes y sont souvent plus intelligentes et plus aptes à survivre que les gars. Et ici, c’est le cas car le requin ne tue que des hommes (mais un paquet !). Les gars, eux, un peu bas du front, ne voient jamais le danger et ne sentent même pas la bestiole arriver derrière eux, ouvrant grand sa gueule avec ses dents acérées 😄 . Ici, les deux survivantes malines réussissent à s’en sortir, à distiller de l’eau de mer pour pouvoir boire, recoudre leurs blessures avec du fil de pêche et éliminent le requin d’une manière assez folklorique (je vous laisse la découvrir). Dommage que ce film ne sorte pas plus des sentiers battus car la 1ère scène donnait envie.

JOE-ROBERTS
4
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Quelques chefs d'oeuvre de la "sharksploitation";)

Créée

le 28 juil. 2026

Critique lue 63 fois

JOE-ROBERTS

Écrit par

Critique lue 63 fois

Du même critique

David Gilmour: Live at the Circus Maximus, Rome

David Gilmour: Live at the Circus Maximus, Rome

9

JOE-ROBERTS

2703 critiques

Superbe prestation romaine.

Gilmour n’a fait que quelques dates pour sa tournée 2024 et aucune en France. En Europe, il fallait se contenter de Londres ou Rome, dans le site antique prestigieux du Circus Maximus (Genesis et...

le 19 sept. 2025

Vol.II

Vol.II

6

JOE-ROBERTS

2703 critiques

Plutôt intéressant mais en aucun cas renversant.

J’ai été intrigué par ce duo québécois qui débarque chez nous (tournée française de plusieurs dates) avec ce Vol. 2. On devine le plan savamment orchestré à grands coups d’apparitions médiatiques à...

le 16 avr. 2026

Rainy Sunday Afternoon

Rainy Sunday Afternoon

7

JOE-ROBERTS

2703 critiques

Un dimanche après-midi pluvieux avec Neil Hannon ? Et pourquoi pas ?

Revoilà l’Irlandais Neil Hannon et son faux groupe de The Divine Comedy. Ses albums de ces dernières années ne m’ont pas entièrement convaincu mais cette cuvée 2025 est plutôt bonne. Forcément, les...

le 23 sept. 2025