Une histoire violente qui concorde avec les dialogues, les scènes et un rythme globalement effréné.
Un groupe d'amis décide, sur un coup de tête, de passer quelques jours au sein de la campagne environnante de Paris. Dans la maison parentale d'Ève (Roxane Mesquida), plus précisément. Là-bas, les jeunes rencontreront Joseph (Vincent Cassel), une personnalité aussi folklorique qu'inquiétante.
Le metteur en scène parisien et auteur de "Dog Pound" Kim Chapiron nous expose un récit effervescent, marqué par la brutalité. Les dialogues du même artiste ainsi que ceux de son père, Christian Chapiron, alias Kiki Picasso, en sont le reflet.
À travers ce long métrage, j'ai pu reconnaître un fond d'inspiration au film "Délivrance" de John Boorman. Une influence dans la manière de filmer également, traduite par des plans de caméras semblables à ceux du réalisateur Danny Boyle.
Un mélange décoiffant qui rend la globalité de l'œuvre "Sheitan" remuante et brûlante.
Surpris par le personnage de Joseph, ce fermier expressif et rentre-dedans, que j'ai trouvé à la fois très intéressant mais un peu trop caricatural, à l'égal de ses tics faciaux un peu trop exagérés. L'interprétation de Monsieur Cassel n'en reste pas moins redoutable.
Pour ce qui est du récit, celui-ci met beaucoup de temps à se dégoupiller. En effet, nous, spectateurs, avons dû attendre très longtemps avant d'arriver au dénouement du film qui, en plus de cela, était assez prévisible. Si le déliement était intervenu plus tôt, il aurait sûrement eu pour effet de nous surprendre, peut-être.
Les jeunes personnages sont, pour beaucoup, grossiers et empreints d'une vigoureuse animosité. Une métaphore, sans doute, par rapport à la ferme dans laquelle ils se sont retrouvés.
Les musiques, quant à elles, sont musclées et possèdent, en général, un tempo soutenu. À l'image de ce thriller horrifique d'une heure trente-cinq.