Il s'agit là d'une comédie un peu horrifique, mais dans l'ensemble on passe un bon moment.
Dans le rôle de la diminuée mentalement (et physiquement), l'actrice principale est parfaite; des crises de rire accompagnent d'ailleurs souvent ses lignes de dialogues, surtout si le bonus vfdemerde est enclenché. Ses yeux révulsés en permanence jouent aussi beaucoup dans le capital comique de ce film.
Le garçon, qui inspirera sans doute Maccauley Culkin pour Home alone dix ans plus tard, est aussi un élément moteur du scénario, et il faut avouer que sa filiation avec Mireille Mathieu semble une évidence (mais cela n'a aucun rapport). On a parfois droit à des scènes gollumesques, pour notre plus grand plaisir.
Mais le plus important dans Shining reste Jack Nicholson, excellent dans le rôle du tonton blagueur, toujours prêt à déconner avec le mobilier et ses grimaces de joker.
On notera qu'interpréter un bonhomme de neige dans les dernières minutes semblait vraiment le faire chier.
Visiblement, ses blagues ont l'air de soûler sa famille, qui passera la majeure partie du temps à essayer de le fuir. Il aurait peut-être été bon d'enterrer la hache de guerre.
Dernier acteur sur lequel revenir, le black de service,
qui subira le destin du black de service.
Concernant les décors, c'est bien filmé, que ce soit l'hôtel ou la neige. On notera l'allusion subtile aux couloirs labyrinthiques de l'hôtel avec le labyrinthe végétal à l'extérieur; subtilité qui illustrera sans doute assez bien les sentiments des personnages de Shining.
Les quelques scènes horrifiques sont mémorables, mais viennent perturber l'aspect comique de la chose (à moins que ce soit l'inverse en fait)
Enfin, comment parler de Shining sans évoquer l'immense générateur de mème qu'il devint. Du coucou chéri (quoi je l'ai vu en vf je rappelle) aux grimaces sorties d'une pub pour dentifrice, il y a du pain sur la planche pour les vidéastes en herbe.
Bref, j'ai bien ris, merci beaucoup Kubrick.