D'abord très surprenant par son foisonnement de couleurs, avec une photographie, des costumes et des maquillages qui n'hésitent pas dans les associations chromatiques les plus délirantes et du plus mauvais goût. Pour mettre en scènes combats et pouvoirs surnaturels de ces personnages extraordinaires, les effets spéciaux sont utilisés en abondance dans une course folle à celui qui surenchérit le plus et qui ne fait pas gagner le scénario de plus en plus incroyable et désaisissant. Du sourcil relevé en signe d'étonnement, on passe à la risette moqueuse, pour finir par la moue boudeuse et un pffff qui s'échappe quand le générique de fin, enfin, nous délivre.
Si le travail sur les couleurs est beaucoup trop lache, excessif et sans équilibre, la photographie par quelques cadres apaisants ainsi que quelques mouvements de caméra gracieux parviennent à sauver le film et nous livrer quelques jolis moments. Malheureusement noyés par une mise en scène des acteurs trop simpliste, voire ampoulée sur les scènes de morts ou d'émotion. Le film qui tourne autour de l'heure passée de trois quarts d'heure parait durer une éternité.
L'histoire en elle même n'a pas grand chose d'original : une histoire de x-men nippon aux alentours du XVIIIe et XIXe siècles. Un far-east fantasy en quelque sorte avec les pauvres mutants détruits par les hommes, frappés d'effoi devant leur exception.