Shrek et Fiona se sont mariés. Après leur voyage de noces, ils sont invités par les parents de la princesse et doivent se rendre au royaume de Fort Fort Lointain. Si Shrek appréhende de se montrer en public, Fiona est ravie de retourner chez elle, et l’âne est bien décidé à les accompagner. L’ogre découvre que la vie de château est très éloignée de la simplicité de son marécage et qu’on y trouve surtout… des intrigants.
Après l’immense succès de Shrek, le réalisateur Andrew Adamson réitère en participant cette fois au scénario.
Alors que le premier opus cherchait à ressembler à un conte de fées, ce deuxième film plonge résolument dans la comédie satirique. Les gags pleuvent à gogo et l’histoire vire au délire. La galerie de personnages est succulente avec un roi angoissé, une reine tout en maîtrise et surtout une marraine la bonne fée fabuleuse d’hystérie manipulatrice. Les détails sont particulièrement soignés, avec une profusion de clins d’œil à d’autres œuvres.
Pourtant, le fond de l’histoire reste tragique. Fiona renonce à son monde ainsi qu’à ses rêves d’enfant par amour, et cela culpabilise son mari qui, du coup, est prêt à sacrifier sa nature pour lui plaire. Il s’agit là du prolongement de la réflexion entamée dans le premier film sur l’amour véritable qui fait fi des apparences. La chute avec le roi est d’ailleurs très bien trouvée et le couple de l’âne conclut cette réflexion avec brio.
le but de l’amour étant la création de la vie qui donne forcément de beaux enfants, quels qu’ils soient.
Shrek 2 est une excellente parodie au milieu d’une avalanche de gags. L’humour vraiment dense gêne même parfois la compréhension de l’histoire, non triviale par ailleurs. Andrew Adamson est inspiré comme jamais dans cet opus et se régale pour nous offrir un superbe divertissement. Bravo !